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Raging Bull

Reservoir Dogs

Rocky Balboa

 

Raging Bull
Raging Bull


Réalisateur: Martin Scorsese
Interprètes: Robert De Niro (Jake La Motta), Cathy Moriarty (Vicki), Joe Pesci (Joey), Frank Vincent (Salvey), Nicholas Colasanto (Tommy Como), Johnny Barnes (Ray Sugar Robinson)…
Date de sortie: 25 mars 1981
Genre: Drame
Durée: 2h09
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en fév. 2006


"You fuck my wife ?" Joey: "What ?" "You fuck my wife ?" Son frère répond sans répondre. Et Jake de reprendre: "I'm asking again. Did you or did you not ?"

L'histoire vraie du boxeur Jake La Motta, le taureau du Bronx. Une carrière fascinante faite de relations mafieuses et de problèmes conjugaux. La montée en puissance et la chute d'un champion de boxe qui a combattu dans des matchs mythiques contre Ray "Sugar" Robinson et Marcel Cerdan. Un portrait sans concession de ce personnage paradoxal, paranoïaque, jaloux, égocentrique, démesuré, autodestructeur. Un film sur l'humain et ses tourments. Un choc !

L'interprétation est remarquable, de nombreuses scènes sont improvisées, apportant beaucoup de réalisme au film. Robert De Niro fut oscarisé pour sa prestation dans le rôle de Jack La Motta, champion du ring finissant gérant de boîte plein de graisse, et mérite largement cette récompense. Il s'est beaucoup investi pour ce rôle: c'est lui qui a proposé à Martin Scorsese d'adapter sur grand écran l'autobiographie de Jake La Motta, c'est lui qui a repéré Joe Pesci à la télévision dans un médiocre film de mafia, il a appris à pratiquer la boxe, allant jusqu'à combattre dans de vrais combats, il a appris à boxer comme Jake La Motta, en suivant les conseils de son modèle, il s'est musclé (douze kilos de muscles en plus), puis a pris du poids (trente kilos pris en quatre mois dans des restaurants en France et en Italie), atteignant 107 kg. Ses mouvements de boxe à la fin du film avant d'entrer sur scène sont mémorables. Une des plus grandes interprétations de l'histoire du cinéma.

Une des forces de ce chef d'oeuvre est le choix de Scorsese de ne pas filmer seulement des combats de boxe parfaits de réalité, violents, sanglants, superbement montés, il se préoccupe avant tout de l'homme Jake La Motta, de sa vie privée, notamment de ses relations avec sa femme et son frère. On s'attache à ce champion, bien qu'il soit représenté comme un être antipathique, ce qui était probablement le cas, le vrai Jake La Motta étant, pour ce film, consultant de sa propre histoire.
La musique apporte une touche épique à ce récit. Le noir et blanc est pour beaucoup dans l'aspect réel, authentique du film. Paradoxalement, une seule séquence est en couleurs, celle du mariage et de la naissance des enfants. La seule où Jake semble vraiment heureux…

Alexis

 

 

Reservoir Dogs
Reservoir Dogs


Réalisateur: Quentin Tarantino
Interprètes: Harvey Keitel (Mr. White), Michael Madsen (Mr. Blonde), Tim Roth (Mr. Orange), Steve Buscemi (Mr. Pink), Chris Penn (Eddie Cabot)...
Date de sortie: 2 septembre 1992
Genre: Policier
Durée: 1h39
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en mars 2007

Un hold-up minutieusement préparé tourne mal. Parmi les six malfrats, qui a trahi ?

A l'image de Jules et Vincent dans Pulp fiction (1994), tous les gangsters de Reservoir Dogs (1992) portent costumes noirs, chemises blanches et cravates noires. Le cerveau du casse a donné des noms de couleurs à tous les truands afin que leur identité ne soit pas divulguée: Mr Orange, Mr. Pink, Mr White… et bien sûr Mr. Blonde, le mec cool par excellence ! Le scénario est très bien servi par le casting. On sent une vraie osmose dans le gang: cela vient du choix des acteurs et de leur interprétation. Tarantino a réalisé son film avec un petit budget, il a dû choisir des décors minimalistes, mais au final super efficaces. Ainsi, toute l'histoire principale se passe dans un entrepôt vide.

Dans ce film culte, la violence est suggérée plus que montrée. Ainsi, la scène de l'oreille coupée n'est pas visuellement ultra violente. On ne voit pas concrètement la torture, on perçoit seulement les cris du flic. A l'instar du Scarface de De Palma où l'on n'aperçoit jamais à l'écran la jambe tronçonnée, on ne voit que du sang gicler. On n'en reste pas moins choqués: c'est la nature humaine qui nous effraie. Voilà une grande qualité de ces deux réalisateurs! Et puis, quand même, quel bonheur que la danse de Michael Madsen sur "Stuck in the Middle With You" des Stealers Wheel !

Quentin Tarantino est un cinéphile autodidacte, qui s'est fait son école de cinéma dans le vidéo-club dans lequel il travaillait. Il est fan de beaucoup de films, pas toujours de très haute renommée, mais il parvient à en retirer les meilleurs moments et à réaliser des films d'une plus grande valeur. La principale qualité de Tarantino, outre ses idées formidables de mise en scène (souvent chapitrée), est à mon avis ses dialogues. La première scène du film, celle du restaurant, est une délectation ! Ce que j'adore dans les dialogues des films de Tarantino, c'est que les gangsters parlent de tout et de rien durant leur temps libre, pas uniquement de braquages et de crimes. Il prend des personnages du genre policier, les transpose dans la vie de tous les jours et les fait parler comme tout le monde.

Alexis

 

 

Rocky Balboa
Rocky Balboa

Réalisateur: Sylvester Stallone
Interprètes: Sylvester Stallone (Rocky Balboa), Burt Young (Paulie), Antonio Tarver (le boxeur Mason "The Line" Dixon), Milo Ventimiglia (Robert Jr., le fils de Rocky), Tony Burton (Duke, l'entraîneur de Rocky), Geraldine Hughes (la ptite Marie de Rocky I)…
Date de sortie: 24 janvier 2007
Genre: Drame, Action
Durée: 1h45
Nationalité: États-Unis

Voir la Bande-Annonce

Critique mise en ligne en fév. 2007

Le grand et l’ultime retour de Rocky Balboa !


Avant de voir Rocky Balboa, je conseille vivement de revoir les cinq premiers Rocky dans l’ordre pour se remettre dans le bain. Même si je me souvenais plus ou moins des personnages et des scènes de combat, je serais passé à côté du message essentiel que véhicule Rocky si je n'avais pas tout revu…

«La cloche n’a pas encore sonné» a dit un jour Mickey, l’ancien entraîneur de Rocky. Et effectivement, on n’a pas entendu de cloche dans Rocky V ! Alors la plus célèbre des fausses pattes a décidé de revenir une dernière fois pour clore la série des Rocky ! 17 ans après !

Mais pourquoi ce sixième épisode ?! Après le très discutable Rocky V que même Sylvester Stallone regrette un peu, Stallone a dit qu’il voulait offrir à Rocky une fin meilleure que celle du cinq. C’était la chose qu’il voulait rectifier dans sa carrière afin que tout le monde soit vraiment fier de la fin de cette longue aventure.

Dans Rocky Balboa, Stallone a privé Rocky de ce qu’il avait de plus cher au monde… Dès le début du film, on apprend qu’Adrian est morte ! De plus, son fils vit sa vie et délaisse Rocky qui se retrouve tout seul… Mais alors qu’une chaîne de télévision diffuse un combat virtuel qui oppose Rocky à l’actuel champion du monde de boxe Mason Dixon (Antonio Tarver), Rocky décide de remettre les gants pour un combat d’exhibition. Mais au fond, le combat virtuel n’est qu’un prétexte car la passion qui l’anime est toujours présente puisque l’instinct d’un boxeur ne meurt jamais !

Rocky Balboa est un film très nostalgique. Il nous transmet la passion, l'amour du sport, l'amour de Rocky pour Adrian, etc. C’est un film où l'émotion gagne tous les cœurs.
A travers des flash-back, Rocky Balboa rend hommage à la Saga Rocky, mais aussi à la boxe et à Sylvester Stallone car il est véritablement Rocky ! A 60 ans, l’acteur nous offre une prestation incroyable dans Rocky Balboa. Il joue son âge, sans tricher et son personnage est simple, sincère et toujours très humble. D'ailleurs, c’est ce qu’on a toujours aimé chez lui et c’est ce qui nous émeut autant !

Outre le fait que 30 ans séparent Rocky Balboa du premier opus, ce dernier est également assez différent des autres Rocky. Il s'est voulu moderne et il colle bien à l'air du temps. Certains effets spéciaux pendant le combat final font d’ailleurs penser à ceux du film Sin City. Stallone a toujours autant de savoir-faire pour rendre les entraînements mythiques ! La B.O. qui, à deux exceptions près, reprend les meilleures musiques de tous les Rocky est évidemment magistrale !

On regrette toutefois le fait que Burgess Meredith (alias: Mickey, l'ancien entraîneur de Rocky), mort en 1997, n’ait pas connu ce dernier Rocky Balboa. Un boxeur pour qui la ville de Philadelphie vient réellement d’ériger une statue en son honneur ! Qui a dit que la fiction ne rattrapait pas la réalité ?!

Ecrit, produit (producteur exécutif) et réalisé par Sylvester Stallone en 2006, Rocky Balboa est le fruit de huit années de négociations avec des producteurs et d’un acharnement à la Rocky ! Mais le résultat est à la hauteur des espérances et Stallone s’offre à lui et à Rocky une retraite bien méritée, que beaucoup de fans attendaient !

Ryad

A voir également: la chronique sur la "Saga" Rocky, par Ryad.

 


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