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Accès direct aux Films:

Palais Royal !

Le Parfum: histoire d'un meurtrier

Les Parisiens

Pars vite et reviens tard

Photo Obsession

La Piste

La Planète Blanche

Printemps, Eté, Automne, Hiver et... Printemps

P.R.O.F.S.

Pulp Fiction

 

Palais Royal !


Réalisateur: Valérie Lemercier
Interprètes: Valérie Lemercier (Armelle), Lambert Wilson (Arnaud), Catherine Deneuve (Eugenia), Michel Aumont (le chef du protocole)...
Date de sortie: 23 novembre 2005
Genre: Comédie
Durée: 1h40
Nationalité: France

Critique mise en ligne en déc. 2005


Valérie Lemercier, et son talent inégalable pour jouer les snobs, arrive dans le monde des têtes couronnées et nous offre une caricature sans concession, une étude minutieuse de ce milieu. Le scénario est riche en rebondissements et les personnages hauts en couleur. Palais Royal ! est un spectacle rythmé, porté par une musique entraînante et une distribution de très grande qualité. Antidote à toute morosité et assurance d'avoir le sourire à la fin du générique, Palais Royal ! est une vraie bonne comédie française et une confirmation du talent de réalisatrice de Valérie Lemercier après le très fin et déjà drôle Le Derrière.

Alexis

 

 

Le Parfum: histoire d'un meurtrier
Le Parfum: histoire d'un meurtrier

Titre original: Das Parfum - Die Geschichte eines Mörders
Réalisateur: Tom Tykwer
Interprètes: Ben Whishaw (Jean-Baptiste Grenouille), Alan Rickman (Antoine Richis), Dustin Hoffman (Guiseppe Baldini)...
Date de sortie: 4 octobre 2006
Genre: Thriller
Durée: 2h27
Nationalité: Allemagne, France, Espagne

Critique mise en ligne en oct. 2006

Au XVIII ème siècle, un orphelin bénéficiant d'un odorat surdéveloppé voit le jour à Paris. Il s'appelle Jean-Baptiste Grenouille. Son enfance est très difficile. Il est la possession de plusieurs personnes successives, toujours cupides. Les personnages à qui Grenouille va "appartenir" périssent dès lors qu'ils décident de s'en séparer. Grenouille, durant sa vie, ne cesse de perfectionner ses connaissances en parfumerie, allant jusqu'à tuer des femmes pour capturer leurs odeurs. Et les réunir dans un même parfum. Ce parfum qui lui permet d'avoir un pouvoir sur les Hommes.

Grenouille est un personnage obéissant, indifférent aux autres, replié sur lui-même. Il est cependant jaloux des autres qui ont, contrairement à lui, une odeur. Il n'aime pas et n'est pas aimé, sauf lorsqu'il trouve le parfum miracle. Le pouvoir du parfum lui donne la possibilité de dominer et une occasion finale de se faire aimer… de se faire dévorer par des criminels. Une vie toujours imprégnée de violence ! Grenouille donne alors à ces marginaux le sentiment de faire quelque chose par amour pour la première fois….

Le parfum: histoire d'un meurtrier est une adaptation de l'œuvre éponyme de l'écrivain allemand Patrick Süskind, écrite en 1985. Pour cet hymne à l'odorat et au métier de parfumeur, le réalisateur allemand Tom Tykwer (auteur de l’excellent Cours, Lola, cours) met en scène de manière flamboyante le "Paris puant" de cette époque. Par les images, il parvient parfois à nous faire ressentir certaines odeurs. La dernière partie du film est une immense surprise et la mise en scène de la partouze géante a hélas un aspect un peu grotesque. Au final, il s'agit d'un film très divertissant mais qui manque de souffle. Quant à Ben Wishaw, dans son interprétation du parfumeur meurtrier, il est une belle révélation. Il nous montre le caractère animal de Grenouille, ainsi que le côté inexpressif du personnage.

Alexis

 


Les Parisiens

Titre intégral: Le Genre humain 1ère partie: les Parisiens
Réalisateur: Claude Lelouch
Interprètes: Maïwen Le Besco (une parisienne qui galère), Massimo Ranieri (un italien), Michel Leeb (un aventurier), Claude Lelouch (Claude Lelouch)…
Date de sortie: 15 septembre 2004
Genre: Comédie
Durée: 1h59
Nationalité: France

Critique mise en ligne en déc. 2005

Contexte de visionnage:

Du fait de critiques désastreuses sur son nouveau bébé, Claude nous offre en ce 17 septembre 2004 la place gratuite à la séance de 19h. Pour en juger par nous-même…

Du Lelouch

J’ai peu d’affection pour le cinéma de Claude Lelouch. Et ce n’est pas ce film qui va me faire changer d’avis ! Lelouch utilise à nouveau la même recette que dans ses films précédents, c’est à dire qu’il oublie d’insérer un scénario dans son «œuvre». Certes, j’ai pu apprécier quelques bonnes séquences en début de film (où il m’est arrivé de sourire) mais la deuxième heure me rappela que j’étais dans un Lelouch. D’une part donc parce que je cherchais désespérément le scénario. D’autre part car je voyais Claude partout sur l’écran, dans son propre rôle ! Une accumulation de scènes démontrant un narcissisme certain du réalisateur. Pour terminer, on peut quand même méditer sur le titre, Les Parisiens, qui me semble absolument inapproprié. En effet, à part un «noir» et deux SDF, tous les personnages sont riches et blancs ! C’est ça Paris ?

Alexis

 

 

Pars vite et reviens tard
Pars vite et reviens tard

Réalisateur: Régis Wargnier
Interprètes: José Garcia (le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg), Lucas Belvaux (Danglard), Marie Gillain (Marie), Olivier Gourmet (Joss Le Guern), Nicolas Cazalé (Damas,le demi frère de Marie)…
Date de sortie: 24 janvier 2007
Genre: Thriller, Policier
Durée: 1h55
Nationalité: France

Voir la Bande-Annonce

Critique mise en ligne en fév. 2007

Critique de Ryad:

Une terrible malédiction est annoncée par un crieur d’une place publique parisienne: la peste est de retour ! Quelques jours plus tard, un chiffre en forme de 4 à l’envers est inscrit sur chacune des portes des victimes avant que celles-ci ne meurent mystérieusement… Alors que les premiers éléments semblent révéler les signes de la peste, la panique gagne progressivement Paris. Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg (José Garcia) est chargé de résoudre cette affaire de meurtre qui s’abat sur la capitale. Mais Adamsberg qui, habituellement se fie à son instinct et à ses pressentiments pour résoudre ses enquêtes, est complètement déboussolé. Il vient de rompre avec sa fiancée Camille et cette situation le déconcerte et lui fait perdre le nord. Pourtant, il doit agir vite, avant que la peste ne sévisse dans tout le pays…

Je n’ai pas encore lu de livre de Fred Vargas mais d'un point de vue spectateur, je trouve l’adaptation de ce polar par Régis Wargnier assez réussie. Dans une atmosphère sombre, l’intrigue se déploie lentement et nous révèle à pas contés des indices... parfois trompeurs.
Cependant, ce thriler à l'américiane souffre parfois de quelques longueurs, mais les acteurs restent bons, les scènes rythmées et la musique est en parfaite adéquation avec l’ambiance du film. José Garcia – calme et posé – se montre égalemnt très crédible dans le rôle du commissaire Adamsberg. Une très belle entrée en matière dans l'univers du cinéma dramatique.

Ryad

A voir également: la chronique de Pars vite et reviens tard avec l'interview de Régis Wargnier et de Marie Gillain.

Critique mise en ligne en fév. 2007

Critique d'Alexis:

Pars vite et reviens tard est un film français, un film de genre, dans la lignée des Rivières Pourpres, de Mathieu Kassovitz. Point commun entre ces deux oeuvres: il s'agit d'une adaptation d'un best seller. Pars vite et reviens tard est en effet adapté d'un roman de Fred Vargas. N'ayant pas lu le livre original, je ne peux pas me prononcer sur la qualité ou la fidélité de cette adaptation !

L'intrigue principale est intéressante: la résolution de crimes étranges dans un Paris mystérieux. L'enquête est menée par le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. L'histoire secondaire – la relation tourmentée entre Adamsberg et Camille, sa fiancée – est moins réussie, insuffisamment approfondie. Adamsberg a besoin de Camille pour poursuivre son enquête, il a besoin d'avoir l'esprit libre pour se fier à son instinct. C'est en effet l'échec de cette relation qui désoriente Adamsberg dans son enquête, qui explique son côté sinistre et par là-même l'obscurité de l'interprétation de José Garcia. Pour le reste du casting, Michel Serrault est excellent, tout comme Olivier Gourmet, un acteur que j'aime beaucoup et qui est ici remarquable dans le rôle du crieur. Marie Gillain est en revanche, comme souvent, assez fade. On la voit assez peu dans le film et pour ses quelques apparitions, elle donne très peu de relief à son personnage. Pars et vite et reviens tard est très bien mis en scène, puisque le réalisateur est quand même Régis Wargnier, auteur de Indochine, Une femme française et Man to man. Ses images de la capitale sont particulièrement intrigantes. C'est un film policier très sombre, aux rebondissements nombreux mais mal amenés, dans lequel je ne me suis jamais ennuyé mais aussi dans lequel je ne suis jamais pleinement parvenu à entrer !

Alexis

A voir également: la chronique de Pars vite et reviens tard avec l'interview de Régis Wargnier et de Marie Gillain.

 

 

Photo Obsession
Photo Obsession

Titre original: One hour photo
Réalisateur: Mark Romanek
Interprètes: Robin Williams (Sy Parrish), Connie Nielsen (Nina Yorkin), Michael Vartan (Will Yorkin), Dylan Smith (Jake Yorkin), Gary Cole (Bill Owens)...
Date de sortie: 18 septembre 2002
Genre: Thriller
Durée: 1h38
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en déc. 2006

L'intérêt majeur de Photo Obsession est pour moi la prestation de Robin Williams. Il joue ici le rôle de Sy Parrish, un homme seul, sans ami, sans famille proche, qui vit sa vie par procuration. Photo Obsession nous rappelle combien Robin Williams peut être un acteur inquiétant et émouvant. Il a montré dans sa filmographie qu'il n'est pas uniquement un grand acteur comique et Photo Obsession n'est pas son premier grand rôle triste. On a pu notamment le voir aussi déchirant dans Will Hunting, Le cercle des poètes disparus ou certaines scènes de Good morning Vietnam.

Sy Parrish travaille dans le labo photo de SavMart. Il fait de temps en temps des doubles des photos pour lui-même. Il décore son appartement de ces photos privées, comme celles du couple Nina et Will Yorkin et de leur fils Jakob. Il devient obsédé par les photos de cette famille parfaite et des fêtes de famille qu'ils ont pu avoir. Il pense en faire partie, être une sorte d'oncle gentil. Un jour, il va se rendre compte que tout n'est pas parfait dans cette famille. Sy Parrish est une terrible victime de l'indifférence, fléau de plus en plus répandu dans les sociétés modernes. Seul le petit Jakob voit un problème chez Sy. Le couple Yorkin et tous les autres clients du labo photo, de même que son patron, ne voient pas la détresse de Sy. Ou plus exactement, ils ne cherchent pas à le connaître. Ce thriller psychologique est un portrait édifiant de solitude et de profond désespoir. La tension croît au fur et à mesure que le film progresse, pour finalement, hélas, s'arrêter, s'essouffler. Au final, Photo Obsession est moins effrayant qu'émouvant. Un film touchant, surtout grâce à la performance de Robin Williams.

Alexis

 

 

La Piste
La Piste


Réalisateur: Eric Valli
Interprètes: Julian Sands (Gary), Eriq Ebouaney (Kadjiro), Camille Summers (Grace), Clint Dyer (Tsuari)...
Date de sortie: 08 février 2006
Genre: Aventure
Durée: 1h32
Nationalité: France

Critique mise en ligne en fév. 2006


Une piste à ne pas suivre…

Si je devais vous donner une piste, ça serait la suivante: n’allez surtout pas voir ce film au cinéma ! On peut à la limite y trouver une forme d’exotisme chez soi un mardi soir en le regardant à la télé, et encore !
Donc un film assez léger à mon goût, dans lequel on  s’attend à plus de suspense, plus de vigueur et plus de réalisme. Qui plus est, ce film est trop précautionneux, reprend les clichés, et n’ose pas se laisser bercer par l’aventure et l’originalité dont il aurait pu faire preuve. On nous fait voyager, on s’attend à voir des paysages magnifiques, on en voit un peu, mais on reste sur notre faim.
Le scénario de ce film est également assez irréaliste. Une jeune adolescente accompagnée d’un guide alcoolique, traversent pendant des jours le désert africain avec seulement deux gourdes d’eau chacun ! Bien sûr ils trouvent sur leur passage un tubercule contenant de l’eau… le lendemain, alors qu’ils étaient prêts à rendre l’âme, il se met tout à coup à pleuvoir, et on ne sait pas comment, à pied, ils ont réussi à aller jusqu’à l’Océan !
Bref, ce jeu de piste maladroit raconte l’histoire d’une jeune adolescente de 14 ans qui a perdu sa mère et qui va rejoindre son père en Afrique. Ce dernier, géologue de formation, homme de caractère et de principe, très serviable, va livrer en urgence des médicaments avec son ULM à un village lointain. Malheureusement, au retour, un vent violent se lève et se transforme en une tempête du désert faisant crasher son avion… Au milieu de nulle part, Gary a survécu au crash, mais par manque de chance, il tombe sur une bande de guérilleros qui l’enlève, afin d’exploiter ses connaissances géologiques pour trouver des diamants dans une ancienne mine… Sa fille Grace part donc à sa recherche aux côtés de Kadjiro qui fut un temps le meilleur ami de son père…

Je ne reproche pas à ce film d’être irrationnel, mais il aurait été préférable qu’il affiche la couleur dès le début. Dans un film fantastique ou de science fiction, on s’attend dès le départ à assister à des phénomènes paranormaux, irrationnels ou illogiques. On les accepte donc de facto. Mais dans un film qui d’apparence s’affiche comme «réaliste», on est étonné de voir tout d’un coup des choses impossibles ou invraisemblables se réaliser ! Je pense qu’on ne peut pas adopter plusieurs styles, jouer sur plusieurs tableaux, jongler entre réalisme, irréalisme, rationnel et irrationnel… Sauf si on est un grand réalisateur expérimenté et talentueux.

En somme, on s'attendait à plus de beauté et plus d’émotion de la part du photographe Eric Valli, surtout après nous avoir fait rêver dans son premier long-métrage: Himalaya, l'enfance d'un chef.

Ryad

 

 

La Planète Blanche
La Planète Blanche


Réalisateur: Thierry Piantanida, Thierry Ragobert
Voix: Jean-Louis Etienne
Date de sortie: 22 mars 2006
Genre: Documentaire
Durée: 1h26
Nationalité: France, Canada

Critique mise en ligne en mars 2006


Malheur si le toit du monde venait à s’effondrer…

 

Une banquise rude, un froid glacial, des vents d’hivers terribles, de la nourriture qui fait défaut… et pourtant la vie s’épanouit et nous étonne dans sa splendeur !
Des espèces insoupçonnées, étranges, colorées, câlines, majestueuses et parfois drôles, nous dévoilent leur vie extraordinaire dans un univers peu connu. Des ours polaires, des loups, des caribous, des renards, des bélougas, des baleines boréales, des pieuvres géantes, des morses, des narvals, des oiseaux migrateurs… et bien d’autres habitants de La Planète Blanche répondent à l’appel. Dans cet univers sévère, la lutte pour la survie est quotidienne et sans merci. De l’hiver sombre et dur marqué par les hibernations des ours, à l’apparition du soleil en mars, prémices de la fonte des glaces, on assiste à la métamorphose de La Planète Blanche. La glace d’apparence figée et robuste se craquelle, se tend et se brise. Des fissures tracent en frontières des crevasses de plusieurs kilomètres de long. Bercés par l’Océan, des îlots de glace se détachent lentement de leurs tenailles profondes, et s’abandonnent aux courants en vue d’horizons lointains. Quand la force de la nature nous dévoile sa puissance, on reste ébahi devant le spectacle.
Cadencé par le temps des saisons, les migrations d’animaux sont merveilleusement bien orchestrées. L’étrange signal de départ qui attroupe et guide le cortège, les rendez-vous à la période des amours, l’acharnement inouï à la perpétuation de l’espèce… Autant de situations auxquelles tous répondent de manière ponctuelle, spontanée et instinctive, qui restent encore aujourd’hui, un mystère.
Ainsi, ce voyage au bout du monde nous donne en spectacle des paysages magnifiques, sur un fond de musique tonique, rythmé par la vie trépidante des animaux de La Planète Blanche. Il faut dire que le maître musicien n’est plus à son coup d’essai. La musique étant le fruit de Bruno Coulais, connu entre autres pour avoir signé la B.O des Choristes et les musiques des documentaires Microcosmos et Le Peuple Migrateur.

Notons que les films documentaires sur la nature ont le vent en poupe au cinéma ces dernières années. Cela répond peut-être à une demande d’une population qui a envie de voir «autre chose», et qui est de plus en plus inquiète par les problèmes environnementaux. Mais ces productions explosent également au cinéma grâce à la technique et à un matériel de plus en plus performant. Caméras miniatures ultras résistantes, lumière infrarouge pour les prises de vues délicates en milieu sombre, traitement informatique… Offrent des images «nouvelles» – comme dans Microcosmos – avec un rendu assez exceptionnel !
Au vu de ces succès, le prochain documentaire en date, en chantier actuellement, est La Planète Verte, qui sera tourné en Amazonie. Une prolifération de ce type de production risque fort d’apparaître ces prochaines années. Espérons que ce secteur «nature» assez lucratif actuellement, mais relativement épargné jusque-là, ne tourne pas vers des ambitions purement commerciales.

Evidemment, La Planète Blanche ne manque pas de nous rappeler La Marche de l’Empereur, qui a reçu l’Oscar 2006 du meilleur documentaire. Ceci dit, il ne conviendrait pas de faire une comparaison entre ces deux longs-métrages qui restent relativement différents, et qui ne portent pas tout à fait le même message.
La Planète Blanche comporte un message discret mais pas moins alarmant sur l’environnement. Il nous alerte sur les dangers du réchauffement climatique, conséquence grave et irréversible liée directement à notre mode de vie et mettant en péril la biodiversité, les réserves d’eau douce que contiennent les glaces, l’équilibre des zones tempérées, etc.
Les réalisateurs Thierry Piantanida et Thierry Ragobert, tous deux de grands défenseurs de l’environnement nous font donc partager leur crainte légitime sur l’avenir de notre planète, sans pour autant que cela soit marqué d’un ton «engagé» tout au long du film.
On appréciera aussi la voix posée de Jean-Louis Etienne, célèbre explorateur spécialiste des régions polaires, et grand défenseur de l'environnement, qui nous berce face à des images rares et des prises patiemment recueillies durant plus de trois années de tournage.

Toutefois, le scénario de ce film peut ennuyer certains de par sa simplicité, mais enchantera sans doute familles et enfants, curieux et passionnés de la nature, ainsi que – je l’espère – certaines personnes encore sensibles à leur environnement.

Ryad

ATTENTION !

Les menaces du réchauffement climatique:

  • En trente ans, la banquise du Pôle Nord a perdu un million de kilomètres carrés, près de deux fois la surface de la France.
  • Selon les climatologues, les températures globales devraient subir une augmentation de 7 à 10 degrés au cours du 21 ème siècle.
  • En certains endroits, la banquise a perdu 40 % de son épaisseur en un demi siècle. Un processus qui risque de la menacer de disparition un été avant la fin du siècle.

 

 

 

Printemps, Eté, Automne, Hiver et... Printemps

Titre original: Bom, Yeorum, Gaeul, Gyeowool, Geurigo, Bom
Réalisateur: Kim Ki-duk
Interprètes: Oh Young-su (le vieux moine), Kim Ki-duk (le moine adulte), Young-Min Kim (le jeune moine), Seo Jae-Kyung (l’enfant moine)…
Date de sortie: 14 avril 2004
Genre: comédie dramatique
Durée: 1h43
Nationalité: Corée du Sud

Critique mise en ligne en avril 2006

Ushuaïa avec un scénario


Intelligent et calme, disposant de paysages somptueux et d'une musique enchanteresse, Printemps, Eté, Automne, Hiver et... Printemps est la solution à tout stress, à toute anxiété. Il nous emporte vers le rêve. A la vision de ce film, le temps est alors suspendu. Même si son thème est justement cela: le temps qui passe. Un film sur le bouddhisme, sur le contraste entre la tranquillité d'un temple perdu au milieu d'un lac et la violence du monde extérieur, sur les différentes saisons de la vie, l'apprentissage du printemps (période de l'enfance) ayant des répercussions sur les saisons à venir. Très peu de paroles, on n'en demande pas plus. Les paysages suffisent à exprimer l'idée du réalisateur. Cette comédie dramatique du sud-coréen Kim Ki-duk est une réussite. Il parvient formidablement à retranscrire la poésie du cycle de la vie.

Alexis

 

 

P.R.O.F.S.
P.R.O.F.S.

Réalisateur: Patrick Schulmann
Interprètes: Patrick Bruel (Frédéric), Fabrice Luchini (Michel), Laurent Gamelon (Gérard), Christophe Bourseiller (Francis), Yolande Gilot (Julie)...
Date de sortie: 18 septembre 1985
Genre: Comédie
Durée: 1h35
Nationalité: France

Critique mise en ligne en oct. 2007

Frédéric, un jeune professeur de français, arrive dans son nouveau lycée. Il va être à l'origine d'un grand désordre dans l'établissement, influençant ses nouveaux collègues Michel, Gérard et Francis, à changer la vie du lycée, quitte à exclure ceux qu'ils n'apprécient pas. Dans cette comédie légère, tous les profs sont représentés de manière hyper caricaturale: les profs sérieux sont hyper sérieux et coincés, le prof de latin est vieux et tellement faible qu'il ne parvient pas avancer lorsqu'il y a un vent fort (ça, c'est assez marrant), la prof de sciences physiques est si violente qu'elle torture ses élèves, le plus coincé des profs est fier de dire qu'il ne joue pas au poker mais aux échecs, le prof d'histoire, nommé Charles Max, est un fanatique du modèle soviétique, le prof de sport est beaucoup plus musclé qu'intello… Cela donne une galerie de personnages stéréotypés mais très marrants. P.R.O.F.S. est une sorte de Sous-doués ou de Quatre garçons pleins d'avenir, version enseignants. Ici, les élèves sont plus sérieux que leurs professeurs. Presque tous sont en effet présentés comme des gamins, même les plus sérieux, à l'image du chauve qui, dès le début du film, balance ses collègues à la directrice: "ceux du fond M'dame !".

Une musique au synthé ringarde, un peu de femmes à poils pour attirer le beauf, une mise en scène très molle, des gags pas toujours vraisemblables: tout cela aurait pu donner un film complètement raté. Mais d'une part, les acteurs s'en sortent de belle manière et correspondent très bien à leurs personnages (Christophe Bourseiller a vraiment la tête de l'emploi). D'autre part, il y a une bonne humeur qui ressort de ce film, surtout du fait de la jeunesse des quatre principaux protagonistes, donnant quelques moments drôles au film, par exemple lorsqu'ils se chronomètrent à qui sortira le plus rapidement de sa classe de cours pour rejoindre l'entrée de l'école ou lorsqu'ils transforment Charles Max en Hitler. Enfin, on peut s'amuser à constater et à critiquer le côté anarchiste du film, car c'est quand même un peu extrémiste quand on y pense: éliminer les collègues qu'on n'apprécie pas... Frédéric dit ainsi: "il faudrait éliminer tous les cons !", ou à propos de ses élèves: "moi, je les ai insultés tellement ils respectent le système".

Alexis

 

 

Pulp Fiction
Pulp Fiction

Réalisateur: Quentin Tarantino
Interprètes: John Travolta (Vincent), Samuel L. Jackson (Jules), Bruce Willis (Butch), Uma Thurman (Mia), Harvey Keitel ("The Wolf"), Maria de Medeiros (Fabienne)...
Date de sortie: 26 octobre 1994
Genre: Thriller
Durée: 2h29
Nationalité: États-Unis

Voir la Bande-Annonce

Critique mise en ligne en mars 2007

Pulp: livre ou magazine sur des sujets à "sensation", imprimé sur du papier bon marché.

Impossible de présenter ce film de gangsters en ne racontant que les premiers évènements de l'histoire. Le scénario astucieusement éclaté empêche de le résumer efficacement. Je souhaite donc le faire en mettant en valeur les personnages car c'est ça Pulp Fiction, une histoire de personnages (souvent constitués en binôme) hauts en couleurs portés par des acteurs au sommet de leur art: puissants caïds, petits braqueurs amoureux, boxeurs... Ce sont trois histoires croisées qui finissent par se rejoindre.

Pumpkin & Honey Bunny

Ces deux braqueurs sont les premiers et derniers protagonistes du film. Yolanda (alias Honney Bunny), interprétée par Amanda Plummer, est folle amoureuse de son petit ami Ringo (alias Pumpkin), interprété par Tim Roth. Pulp Fiction commence dans un restaurant, comme dans Reservoir Dogs, premier film de Quentin Tarantino. Cette discussion se termine par l'annonce des deux tourtereaux au personnel et aux clients du restaurant de leur intention de les braquer. Puis la musique "Misirlou" de Dick Dale retentit par surprise, comme un coup de tonnerre, présentant le générique. Ensuite arrivent John Travolta et Samuel L. Jackson en costume noir, chemise blanche, cravate noire et coupe de cheveux improbable. Le spectateur prend alors conscience qu'il entre dans un film pas comme les autres.

The Wolf, Jules, Vincent, Mia


Jules Wingfield (Samuel L. Jackson), et Vincent Vega (John Travolta, considéré avant ce rôle comme "has been") sont deux tueurs à gage. A leur apparition, ils discutent des bars à haschisch et des hamburgers en Europe. On y apprend notamment que ces Américains trouvent dégoûtants d'accompagner les frites de mayonnaise. Voilà une partie du génie de Tarantino qui parvient à écrire des dialogues d'anthologie souvent sur des détails de la vie courante ! Le cinéaste américain dit à ce propos: "Au cinéma, les gangsters arrivent toujours à l'heure à leur rendez-vous, parfois en retard. Dans Pulp Fiction, ils arrivent en avance. Alors, que font-ils? Comme tout le monde, ils attendent dans le couloir en papotant pour faire passer le temps".
Vincent est le personnage central du film, presque toujours présent aux toilettes lorsqu'il y a un mauvais moment. Il doit "s'occuper" de Mia Wallace, la femme de Marsellus, son patron. Il doit la faire sortir, sans provoquer de situation ambiguë. Il l'invite dans un restaurant dédié aux années 50: les serveurs sont les sosies de Marilyn ou de James Dean et on dîne dans des Cadillac. Les décors sont magnifiques et nous donnent l'impression d'être nous-mêmes sous l'emprise de psychotropes. A la fin de la soirée, défoncés, Mia et Vincent dansent dans une scène culte, sensationnelle (un twist endiablé doté d'une chorégraphie géniale et originale) sur la musique de "You Never Can Tell", de Chuck Berry. Scène qui permet aux deux acteurs d'exprimer tout leur talent de danseurs. La prestation de Travolta dans le film ne se résume pas à la scène de danse, il est également formidable en drogué dans sa manière de marcher dans la maison de Mia Wallace. Ainsi que dans la scène jouissive où Vincent se pique la veine d'héroïne: parfaite alliance entre les images et la musique. Il est à noter cependant que dans le film, les drogués sont loin d'être les plus chanceux !
La superbe Uma Thurman, dans le rôle de la belle brune Mia, a le droit à une entrée progressive, on commence par ne voir que ses mains, ses pieds ou sa bouche.
Dans la dernière partie du film, vous aurez l'occasion de rencontrer "Wolf" (Harvey Keitel), un personnage hors du commun, mon préféré, dans des scènes extrêmement cocasses. Son boulot: résoudre les problèmes ! Fonction qu'il effectue avec classe et sang froid.

Marsellus Wallace, Butch, Fabienne, Koons


Les trois personnages principaux que sont Jules, Vincent et Butch sont liés à Marsellus Wallace. Marsellus paie le boxeur Butch pour "se coucher dans la cinquième", pour tomber sur le ring. Marsellus fait une entrée remarquable dans le film, vu que pendant toute la scène de la discussion avec Butch, Tarantino ne filme que le visage de Butch et la nuque de Marsellus. On ne voit véritablement Marsellus qu'après une heure de film. Butch apparaît également lentement car pendant toute la discussion, il ne parle pas, il écoute Marsellus. Ces deux "collègues" auront bientôt affaire à "Z"…
Enfant, Butch a rencontré le capitaine Koons (monologue de 5 minutes mémorable du grand Christopher Walken sur une montre appartenant au père de Butch qui l'avait cachée dans son trou de balle pendant la guerre). Il devient donc furieux lorsque Fabienne (Maria de Medeiros) sa douce petite amie française la perd. Malgré cette dispute, le couple sincère et attendrissant qu'il forme avec Fabienne, attachante femme-enfant, est à l'origine de la longue et délicieuse séquence romantique du film.

S'il y a bien un film que j'aimerais revoir pour la première fois, c'est celui-ci. Palme d'Or 1994, Pulp Fiction est un chef-d'oeuvre que j'ai vu de très nombreuses fois et que j'adore réellement. La bande originale, à l'image du film, est culte, Tarantino accordant toujours beaucoup d'importance à la musique, mais sans jamais faire appel à un compositeur. Le metteur en scène américain montre des détails de la vie, une discussion sur des vacances, sur les fast foods, sur les massages de pieds… Il montre la vie quotidienne de ces tueurs. En effet, il ne suit pas uniquement les personnages comme dans les grandes lignes d'un film, par exemple les scènes de crimes, il les suit aussi avant et après. Le fait que Tarantino soit un dialoguiste incomparable permet à ces scènes d'être passionnantes. Ces dialogues sont de plus servis par un casting hallucinant, l'un des plus grands jamais constitués. Pulp Fiction est un film assez violent, même si au final, il y a très peu de morts. La violence n'est pas ici choquante, Pulp Fiction ressemblant à une sorte de bande dessinée. Ce film rock'n'roll, à la structure scénaristique non linéaire et aux trouvailles foisonnantes, est une révolution cinématographique. C'est absolument jubilatoire !

Alexis

 


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