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Halloween, La Nuit des Masques

Les Hommes Préfèrent les Blondes

 

Halloween, La Nuit des masques
Halloween, La Nuit des Masques

Titre original: Halloween
Réalisateur: John Carpenter
Interprètes: Jamie Lee Curtis (Laurie Strode), Donald Pleasance (Dr. Samuel «Sam» Loomis), Nancy Kyes (Annie Brackett), Charles Cyphers (Sherif Leigh Brackett), Nick Castle (Michaël Myers), Brian Andrews (Tommy Doyle)…
Date de sortie: 14 mars 1979
Genre: Horreur
Durée: 1h31
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en avril 2006

«Cette nuit-là, "il" est revenu»


Succès commercial (50 000 000 dollars) malgré son faible budget (300 000 dollars), Halloween est le film qui inventa le "slasher". Réalisé en 1978 par John Carpenter (également compositeur et co-scénariste), le créateur de The Thing.

Les treize (!) premières minutes du film sont exceptionnelles. Le célèbre thème musical inquiétant et inoubliable de John Carpenter retentit durant les deux minutes de générique. Ensuite, une longue séquence a lieu. La caméra avance, s’approchant d’une maison, on y voit une jeune fille fricotant avec un jeune garçon, on entre dans la maison, quelqu’un est en fait derrière la caméra, il s’agit d’un petit garçon (Carpenter utilise la caméra subjective), il prend un long couteau dans la cuisine, il monte les escaliers, on entend sa respiration. Il ramasse un masque laissé par terre. La tension est à son maximum ! Nul besoin de narration superflue: le pouvoir des images suffit ! Nous sommes en 1963, la veille d’Halloween, à Haddonfield, Illinois, États-Unis. Le gamin a six ans et s’appelle Michaël (Michel en VF !) Myers, il assassine froidement sa sœur Judith. Il est interné dans un asile psychiatrique où il se mure dans le silence.

Sept minutes sont passées et l’histoire a avancé de 15 ans, à la veille d’Halloween 1978. Smith’s Grove, Illinois. Le Docteur Sam Loomis (dont le nom vient du personnage joué par John Gavin dans Psychose, d'Alfred Hitchcock) se dirige vers l'hôpital afin de transférer «la chose». En plein cœur d'un puissant orage, tous les patients sont libres. Michaël Myers s’est échappé. Le Docteur Loomis part alors à sa recherche.
Haddonfield. Laurie, jeune étudiante, doit déposer des clefs dans l’ancienne maison «hantée» de Michaël Myers. Elle s’approche de la porte, dépose les clefs puis repart. Michaël Myers est à l’intérieur. Son souffle et son visage protégé par un masque se font sentir. La treizième minute vient d’arriver et Michaël Myers s’apprête à traquer les adolescents de la ville.

Alors bien sûr, ce film a perdu de son efficacité, il n'est pas aussi effrayant qu’à l’époque, quelques scènes font désormais plutôt rire, contrairement à l’effet recherché. Certaines scènes sont prévisibles et on connaît parfois à l'avance la réaction de Jamie Lee Curtis, l’amenant directement sous le couteau du massacreur. Il faut dire aussi qu’Halloween a posé les bases du genre, qu’il a été beaucoup copié et imité, particulièrement par les derniers slashers movies. Mais le suspense, la qualité des deux acteurs principaux (Jamie Lee Curtis et Donald Pleasance) et la force de la musique provoquant une atmosphère excitante et inquiétante sont toujours présents. Un classique du cinéma d’épouvante.

Suivront les dispensables Halloween 2, Halloween 3, Halloween 4, Halloween 5: La revanche de Michael Myers, Halloween 6: La Malédiction de Michael Myers, Halloween, 20 ans après et Halloween: Résurrection ! Au bout de huit épisodes, bien que déjà mort lors du deuxième opus, Michaël Myers est toujours vivant, ressuscité par les producteurs au mépris de toute crédibilité !

Alexis

 

 

Les Hommes Préfèrent les Blondes
Les Hommes Préfèrent les Blondes


Titre original: Gentlemen Prefer Blondes
Réalisateur: Howard Hawks
Interprètes: Jane Russell (Dorothy Shaw), Marilyn Monroe (Lorelei Lee), Charles Coburn (Sir Francis Beekman), Elliott Reid (Détective Malone)...
Date de sortie: 1954
Genre: Comédie musicale
Durée: 1h31
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en juillet 2006

Les hommes préfèrent les blondes s’ouvre par Lorelei et Dorothy, deux superbes danseuses en robe rouge, chantant avec sourire "We're Just Two Little Girls from Little Rock". Cette première scène annonce de manière joyeuse et entraînante la nature pétillante de cette comédie musicale mise en scène par l'immense Howard Hawks (qui avait notamment déjà signé deux autres grandes comédies: L'Impossible Monsieur Bébé et La Dame du Vendredi). Marilyn Monroe est Lorelei, une blonde rêveuse, naïve, intéressée uniquement par les hommes riches et les diamants. Jane Russel joue le rôle de Dorothy, la brune, et a pour mission dans ce film de montrer que les hommes ne préfèrent pas toujours les blondes. Dorothy est surtout attirée par les sportifs et leur beauté plastique. Les deux amies vont s’embarquer pour la France, aux frais de Gus Esmond, richissime amoureux de Lorelei et surveillées par Malone, un détective privé.

Marilyn Monroe montre avec Les hommes préfèrent les blondes qu’outre sa beauté et son exceptionnel sex-appeal, elle possède un potentiel artistique immense: elle sait jouer la comédie, danser et chanter. Tout cela bien sûr sans être doublée. Marilyn s'est impliquée dans ce film et apporte beaucoup à son personnage. C’est elle qui eut l’idée de cette réplique géniale: "je peux être intelligente quand c'est important, mais cela ne plaît pas à tous les hommes." Il en est de même pour Jane Russel, qui montre avec ce rôle anti-machiste qu’elle n’est pas une vedette internationale simplement du fait de son opulente poitrine. Ici, les personnages féminins principaux ont de forts caractères alors que les seconds rôles masculins sont plus faibles, cela se voit en particulier dans la scène où Malone finit à moitié nu dans le couloir du bateau. En sorte de bouquet final, Marilyn Monroe danse et chante "Diamonds are a girl's best friend" (les diamants sont le meilleur ami d'une femme). Elle interprète cette séquence mythique de manière très intelligente, en pointant du doigt le machisme des hommes: ces derniers préférant voir les femmes vénales et idiotes, elles leur donnent ce qu'ils veulent.

Alexis

 


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