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Le Dahlia Noir

Dancer in the Dark

Destination Finale

Le Dictateur

Don’t Come Knocking

La Doublure

Dr. Dolittle 2

 

Le Dahlia Noir
Le Dahlia Noir

Titre original: The Black Dahlia
Réalisateur: Brian De Palma
Interprètes: Josh Hartnett (Bucky Bleichert), Scarlett Johansson (Kay Lake), Hilary Swank (Madeleine Sprague Linscott), Aaron Eckhart (Sergent Lee Blanchard), Mia Kirshner (Elizabeth Short)...
Date de sortie: 8 novembre 2006
Genre: Policier
Durée: 2h
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en nov. 2006

Cela faisait une dizaine années que le grand cinéaste américain Brian De Palma ne nous avait pas donné un vrai bon film et Le Dahlia noir en est un excellent. C'est un film noir, c'est une enquête policière: il s'agit donc du domaine privilégié du metteur en scène de Blow out, dans lequel il fait toujours preuve de toute l'étendue de son talent. La jeune Elisabeth Short vient d'être odieusement tuée et mutilée. Les détectives Bucky Bleichert et Lee Blanchard, anciens boxeurs, mènent l'enquête. Voilà en deux phrases la base de l'histoire compliquée (principalement du fait des nombreux personnages) de ce film troublant, et extrêmement réjouissant. Au fait, pour les fidèles comme moi de Brian De Palma, tendez bien l'oreille, vous reconnaîtrez sa voix (dans la version originale, cela va de soi) dans toutes les scènes d'entretien avec Elizabeth Short.

A la vision du Dahlia noir, trois principaux films me sont venus à l'esprit: Les Incorruptibles, L.A. Confidential et Sueurs froides. Ce sont trois films qui représentent les différentes ambiances qui couvrent Le Dahlia noir. Tout d'abord, Les Incorruptibles car il s'agit d'un autre film de Brian De Palma et qu'il y a là la même ambiance policière, le même genre musical ainsi que des ralentis très stylisés. Ensuite, L.A. Confidential, de Curtis Hanson car ces deux films sont tirés de romans du même auteur, l'écrivain américain James Ellroy, et qu'on y retrouve donc la même atmosphère des années 40-50 et une multitude de personnages. Enfin, j'ai pensé à Sueurs froides, d'Alfred Hitchcock, pour plusieurs raisons. Avant tout parce que Le Dahlia noir dispose du même climat intrigant et romantique. Aussi pour la ressemblance entre les personnages joués par Kim Novak et Scarlett Johansson (même coupe de cheveux et même beauté froide). Et enfin parce que l'un des thèmes principaux du film de De Palma est très proche de celui du film d'Hitchcock. En effet, Bucky désire la gothique Madeleine parce qu'il est attiré par la défunte Betty, les deux filles se ressemblant physiquement. A mon humble avis, il s'agit là plus de références cinématographiques que de pures coïncidences !

Alexis

 

 

Dancer in the Dark


Réalisateur: Lars von Trier
Interprètes: Björk (Selma Jezkova), David Morse (Bill), Catherine Deneuve (Kathy), Jean-Marc Barr (Norman), Peter Stormare (Jeff)...
Date de sortie: 18 octobre 2000
Genre: Drame Musical
Durée: 2h19
Nationalité: Suède, Danemark, Finlande, Islande, Allemagne, Pays-Bas, France, États-Unis, Grande-Bretagne, Norvège

Critique mise en ligne en déc. 2005


Certes, le casting est de haut calibre : Björk, Catherine Deneuve, Jean-Marc Barr, David Morse, Stellan Skarsgard … Certes, la musique de Björk est très belle. Certes Björk est formidable dans le rôle de Selma, émigrée tchèque aux Etats Unis. Certes, ce film est très bon. Mais pourquoi donc pensé-je que Dancer in the Dark n’est pas un grand film ? Parce que Lars von Trier en fait beaucoup trop pour nous émouvoir, il inonde en effet son film de pathos ! Dans ce mélodrame, le scénario est racoleur et pesant avec cette héroïne accablée par le destin. De plus, le manichéisme est évident à la fin du film. La palme d’or 2000, malgré des qualités certaines (principalement Björk et une belle évocation du thème du pouvoir du rêve sur l’adversité) est un film trop larmoyant. A voir une fois !

Alexis

 

 

Destination Finale


Titre original: Final Destination
Réalisateur: James Wong
Interprètes: Daniel Roebuck (Agent Weine), Devon Sawa (Alexander Chance Browning), Ali Larter (Clear Rivers)...
Date de sortie: 12 juillet 2000
Genre: Fantastique, Épouvante-Horreur
Durée: 1h38
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en déc. 2005


L’originalité de ce film pour jeunes en quête de frissons est que le tueur d’adolescents n’est pas un serial killer mais la Mort même, intervenant par l’enchaînement de coïncidences anodines, telles une glissade sur une flaque d’eau ou la percussion d’un car lancé à pleine vitesse. Le cœur du spectateur bat la première fois où la Mort intervient mais le scénario prévoyant la répétition des mêmes accidents avec les mêmes effets, la peur disparaît, laissant place à l’ennui. Et ce ne sont pas les acteurs, très fades, qui vont nous aider à nous sentir impliqués dans ce film. Il s’agit en fait d’un produit hollywoodien commun. A oublier !

Alexis

 

 

Le Dictateur
Le Dictateur


Titre original: The Great Dictator
Réalisateur: Charles Chaplin
Interprètes: Charles Chaplin (Adenoid Hynkel / le barbier), Jack Oakie (Napaloni), Paulette Goddard (Hannah), Billy Gilbert (Herring), Reginald Gardiner (Schultz)...
Date de sortie: 1940
Genre: Comédie dramatique
Durée: 2h06
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en fév. 2007

Dans ce film inoubliable, l'immense Charles Chaplin interprète deux personnages: celui d'Adenoid Hynkel, un dictateur impitoyable et mégalomane, et celui d'un barbier juif, enrôlé dans l'armée de Tomania durant la Première Guerre Mondiale. Ce rôle de barbier apparaît comme très proche de celui de Charlot. Pour son premier film complètement parlant, Chaplin évoque l'inexorable progression du fascisme. Ce plaidoyer formidable pour la liberté sera la plus grosse recette de tous ses films.

Occupée par l'Allemagne, la France ne verra le film qu'en 1945, après la fin de la Guerre. Le Dictateur, qui était bien entendu interdit en Allemagne, est sorti aux Etats-Unis en 1940. Le début du tournage a commencé en 1939, soit six jours après le début de la guerre. Parodier Hitler et Mussolini alors que le monde assiste à la montée en puissance des totalitarismes montre que Chaplin a fait preuve de beaucoup de courage pour faire ce film.

Charlie Chaplin et Adolf Hitler sont nés en avril 1889, à quatre jours d'intervalle. La même petite moustache permet à Charlot de devenir Hitler. On assiste à un moment génial quand Chaplin parle violemment en allemand et qu'il tousse. Il parvient à transformer Hitler en clown. Il le ridiculise en montrant l'absurdité de ses prestations. Lorsqu'il joue avec le globe terrestre, c'est une scène métaphorique représentant les fantasmes les plus extrêmes des dictateurs. C'est une des plus belles scènes du cinéma. Il montre Hitler voulant manipuler le monde. Au-delà de la comédie, on voit quand même dans ce film toute la brutalité des nazis.

A la fin, ce sont des mots d'espoir à un monde qui se dirige vers la guerre: "La haine des hommes passera et les dictateurs mourront. Et le pouvoir confisqué au peuple retournera au peuple". A la fin, le barbier et Hynkel échangent leurs rôles par inadvertance. A la fin, le barbier explique les origines et la nature du fascisme. A la fin, c'est le visage de Chaplin qui apparaît. Ce sont ses pensées, c'est Charles Chaplin, pas Hynkel ni le barbier. Le discours final de Chaplin est de la même intensité (même si c'est dans un autre contexte) que celui de Peter Lorre dans M le Maudit. Vibrant! Exceptionnel! Il n'y a pas plus beau message d'espoir que ce chef-d'oeuvre.

Alexis

 

 

Don’t Come Knocking


Réalisateur: Wim Wenders
Interprètes: Sam Shepard (Howard Spence), Jessica Lange (Doreen), Tim Roth (Sutter), Gabriel Mann (Earl), Sarah Polley (Sky), Fairuza Balk (Amber), Eva Marie Saint (la mère de Howard)...
Date de sortie: 12 octobre 2005
Genre: Comédie Dramatique
Durée: 2h02
Nationalité: États-Unis, Allemagne

Critique mise en ligne en déc. 2005


Don’t Come Knocking
est tout d’abord un film d’ambiance, d’une atmosphère particulière provenant essentiellement de la lumière jaune aveuglante et ensorcelante des grands espaces désertiques de l’Ouest américain.

Le titre fait référence à la chanson «Don’t come knocking if the trailer is rocking» («ne venez pas frapper à la porte si la roulotte ondule») et par là-même au début du film où l’écriteau indique qu’il ne faut pas déranger le mobil home (occupé de groupies) du séducteur Howard Spence.

Howard Spence, acteur cow-boy de son état, décide de tout plaquer sur le tournage de son nouveau film, pour redécouvrir des liens familiaux et sentimentaux abandonnés depuis longtemps. Il mène une réflexion sur sa vie, qu’il a en partie ratée, n’assumant jamais aucune responsabilité et préférant une existence faite d’excès en tout genre.

L’interprétation est formidable : Sam Shepard (également scénariste du film) est fabuleux dans l’interprétation de Spence, de même qu’Eva Marie Saint en maman bienveillante et sans rancune, Jessica Lange dans le rôle de la femme abandonnée et Tim Roth en sorte de détective privé solitaire et introverti. Mention spéciale à Sarah Polley, absolument merveilleuse.

Dernière image du film : un panneau routier sur lequel est écrit Divide 1 Wisdom 52. La distance vers la division est plus courte que celle vers la sagesse. Howard Spence a préféré les sentiers aisés, faisant preuve de lâcheté et, arrivé à la maturité, il regrette.

Doté d’acteurs inspirés et d’une musique captivante, Don’t Come Knocking nous offre deux heures de rêve.

Alexis

 

 

La Doublure
La Doublure

Réalisateur: Francis Veber
Interprètes: Gad Elmaleh (François Pignon), Daniel Auteuil (Pierre Levasseur), Alice Taglioni (Eléna), Kristin Scott Thomas (Christine Levasseur), Richard Berry (Maître Foix), Virginie Ledoyen (Emilie)…
Date de sortie: 29 mars 2006
Genre: Comédie
Durée: 1h25
Nationalité: France

Critique mise en ligne en avril 2006

 

Un film un peu «surcoté»

 

Ici Gad Elmaleh laisse sa figure de «one man show» dans le placard, et fait peau neuve dans le célèbre personnage François Pignon. Un pari difficile, mais réussi !

François Pignon, personnage fétiche et jusque là, porte-bonheur de Francis Veber. Il a été interprété dans L'Emmerdeur par Jacques Brel, dans Les Compères et Les Fugitifs par Pierre Richard, dans Le Dîner de Cons par le très regretté Jacques Villeret, et enfin en 2001, dans Le Placard par Daniel Auteuil. Autant dire que depuis sa première apparition en 1973, Pignon est devenu un personnage mythique.
Du coup, film après film, le réalisateur se lance de nouveaux défis, jouant entre conservatisme et innovation, normativisme d’antan et évolution des moeurs, cherchant ainsi l’acteur idéal du moment, capable de transmettre au plus grand nombre, la simplicité et la modestie du caractère de Pignon. Un homme naïf et innocent à qui tout arrive, sans rien demander.

Dans ce film, on a deux catégories de personnes. Les gens riches et puissants, et les autres. François Pignon et son colocataire Richard – très bien interprété par Dany Boon – font évidemment partie des «autres». Ils sont tous deux voituriers et ont peu d’estime de leur personne. Mais brusquement, la vie de Pignon va changer. Encore une fois, il se trouvait au bon endroit, au bon moment ! Sortant d’une «tragédie sentimentale», sans rien demander, il va jouer les agents doubles pour le compte d’un milliardaire en hébergeant chez lui Eléna, un mannequin renommé, qui fera tourner toutes les têtes !

On sait tous que ces genres de situations sont drôles, surtout lorsqu’elles passent entre les mains de Francis Veber, ça ne peut avoir que plus de mordant ! Néanmoins, malgré une bonne sélection, une bonne interprétation de la part des acteurs – dont un talentueux Gad Elmaleh – et une bonne réalisation, le scénario de La Doublure reste assez léger à mon goût. On rit à quelques moments bien sûr, on se détend assez, mais on n’a pas autant le fou rire que dans les précédents Veber. On n’a pas le souffle coupé d’hilarités, les larmes aux yeux et les «abdos en feu» comme dans Le Dîner de Cons, ou La Chèvre

Voilà ce qui arrive lorsqu’on nous habitue à «consommer» de bonnes choses !

Alors, vaut-il le coup d’aller voir La Doublure ?

Heu... Oui ! Car on passe un bon moment et c’est ce qui compte lorsqu’on va voir une comédie. Ce n’est donc pas le nombre de scènes drôles, ou encore le fait qu’on nous ait montré les «meilleures répliques» dans la bande-annonce, mais plutôt le déroulement, l’enchaînement, le jeu d’acteur, la finesse des mises en situation… orchestrés par le réalisateur, qui nous font passer un bon moment.

Ce qui change notamment dans ce dernier Veber, c’est la place accordée aux femmes. Alice Taglioni, Virginie Ledoyen, et Kristin Scott Thomas sont ainsi les pièces maîtresses du scénario de La Doublure. On verra aussi dans ce film de belles voitures et du beau monde. On apercevra notamment parmi les acteurs, le mannequin Noémie Lenoir et le costumier allemand Karl Lagerfeld.

Enfin, j’ai spécialement apprécié le générique de début. Une sorte de «collage» des personnages sur un décor dessiné et mobile très original ! Alors surtout, n’arrivez pas en retard à la séance  !

Ryad

 

 

Dr. Dolittle 2
Dr. Dolittle 2


Réalisateur: Steve Carr
Interprètes: Eddie Murphy (Dr. Dolittle), Kristen Wilson (Lisa Dolittle), Jeffrey Jones (Joseph Potter), Raven Symone (Charisse Dolittle), Kyla Pratt (Maya Dolittle)...
Date de sortie: 1er août 2001
Genre: Comédie
Durée: 1h22
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en sept. 2007

Dr. Dolittle 2 est la suite de la comédie du même nom sortie en 1998. Eddie Murphy possède toujours le don de communiquer avec les animaux et a conservé la même envie de les soigner et de les protéger.

Film fortement déconseillé aux plus de 10 ans, d'une mollesse rare, Dr. Dolittle 2  n'est pas crédible une seconde ! On n'entre donc jamais réellement dans le film. En effet, le doublage des voix des animaux étant mal fait, on visualise hélas sans effort, en même temps qu'on regarde le film, les personnes au travail dans la salle de doublage. De plus, l'histoire n'est pas intéressante et les gags sont assez mauvais. Par conséquent, j'ai rarement eu l'occasion de rire mais il m'est arrivé d'esquisser quelques sourires tellement j'ai trouvé ça mauvais, principalement lors DU moment pathétique du film lorsque l'ours, "collègue" d'Eddie Murphy, pète aux toilettes…

Je vais désormais essayer de secourir ce film en pointant d'abord du doigt sa plus grande qualité: le dressage des animaux. C'est vrai, les animaux, ils sont super bien dressés, il ne leur manquerait plus que la parole… pour demander aux scénaristes de ne pas les ridiculiser à ce point ! Puis le seul gag qui m'ait fait rire: la mafia des rongeurs, et plus particulièrement la fouine sicilienne qui s'exprime comme Don Corleone. Et enfin un élément qui sauverait presque le film: le fait de mettre des paroles (et donc des pensées) humaines dans la bouche des animaux. Malgré la faiblesse des dialogues, on se dit que les animaux nous ressemblent sous de nombreux aspects, à moins plutôt que ce soit les humains qui aient quelquefois un comportement bestial…

Alexis


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