Chronique de... Ryad datant du 15 Février 2007:
Ryad
Auto-présentation de Ryad:
A l’occasion de la sortie de Rocky Balboa au cinéma, j’ai eu le plaisir de revoir auparavant avec mon ami Pierre, les cinq premiers volets de Rocky. En trois jours, nous nous sommes remémorés et imprégnés de tous les détails, avant d’aller nous extasier sur grand écran devant le grand Rocky Balboa ! Autant vous dire que ce fut un moment sensationnel puisque derrière les combats de boxe – qui ne sont au fond qu’un prétexte –, l’aventure Rocky est pleine d’humanisme et d’espoir. Elle suscite par ailleurs beaucoup de méditation sur soi et sur la vie en général. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu partager ce moment avec vous en brossant à ma manière, le tableau de la «Saga» Rocky. J’espère donc parvenir à «réhabiliter» Rocky pour ceux qui le connaissent mal, à le faire découvrir à certains, et bien sûr, à faire plaisir aux fervents admirateurs !
Le grand et l’ultime retour de Rocky Balboa !
Quelle intense sensation que d'avoir vu un Rocky au cinéma ! Un instant exceptionnel qui pour moi restera mémorable à jamais ! En effet, la plus célèbre des fausses pattes revient sur grand écran, près de 17 ans après Rocky V et plus de 30 ans après Rocky I !
Mais d’abord… replongeons nous là où tout a commencé, là où vivait un boxeur occasionnel appelé «l'étalon italien», au cœur des quartiers populaires de Philadelphie…
Rocky
En 1976 sort Rocky ! Ce film va remporter un très grand succès et ce dans le monde entier ! Qui ne connaît pas Rocky et la fameuse musique du film Gonna Fly Now ?!
Mais pourquoi un tel succès, un tel engouement ? Tout simplement parce que le personnage de Rocky a donné de l’espoir à des millions de gens. Rocky représente le rêve américain, celui de la réussite et de la gloire. Il a montré que la détermination et la persévérance pouvaient payer et qu’il était possible de partir de rien et d’arriver au sommet. A ceci près que le système donne «sa chance» à la personne…
Rocky montre aussi la dure réalité de la vie, les inégalités sociales, la ségrégation, les laissés pour compte et la misère des quartiers populaires américains. La ville de Philadelphie en est l’exemple dans le film.
En même temps, Rocky nous parle d’amour et d’amitié. Son ami Paulie (Burt Young) est à la fois casse-pieds et attachant. La fameuse Adrian (Talia Shire) représente quant à elle la clef de voûte de la réussite de Rocky. Elle est le moteur de son ambition et c’est la personne la plus importante à ses yeux. Tous deux très timides, certaines scènes sont d’ailleurs très drôles et très touchantes à la fois.
Rocky et Adrian, après un combat de boxe.
Outre ces messages de fond, il y a bien sûr la boxe ! L’histoire est prenante et la passion qui anime Rocky traverse l’écran. Les scènes d’entraînements sur un fond de musique exaltante sont jouissives et le combat contre Apollo Creed (Carl Weathers) est légendaire ! Mais là aussi, Stallone n’a pas lésiné sur les situations pour faire passer des messages éthiques et édifiants. La relation entre Rocky et son entraîneur Mickey évoque à elle seule des symboles très forts sur l’amitié, la confiance, le sens de la victoire, la modestie, etc. D’ailleurs Rocky ne gagne pas le combat final mais il a gagné bien plus: l’estime.
Rocky contre Apollo Creed (Carl Weathers).
Par conséquent, Rocky ne laisse vraiment pas indifférent… Ce n’est pas qu’un film de boxe. C’est un film très humain et très touchant qui raconte la vie d’un boxeur d’une manière simple, sincère et vraie. C’est une véritable leçon de vie et un très grand moment d’émotion. De plus, Bill Conti signe ici une B.O exceptionnelle. La musique est magistrale et de surcroît extrêmement stimulante ! Rocky suscite à la fois la réflexion et la volonté car il transmet une énergie incroyable qui pousse à agir et à positiver… (A bon entendeur !)
Les entraînements de Rocky
S’inspirant du boxeur Rocky Marciano, Rocky est le film qui a révélé Sylvester Stallone. Son interprétation est absolument remarquable et ceux qui ont bien vu les Rocky remarqueront que la personnalité de Rocky Balboa et celle de Sly (Stallone) est très semblable ! A travers le personnage de Rocky, c’est en fait Sly qui se dévoile et il a un très grand cœur.
Ecrit par Sylvester Stallone en personne et réalisé par John G. Avildsen en 1976, Rocky a été récompensé par trois Oscars (Meilleur film, Meilleur montage et Meilleur réalisateur) et a gagné 15 prix internationaux ! Un pur chef-d’œuvre à voir et à revoir !
Rocky II
Dans la lignée de Rocky I, Rocky II est indissociable car il s’agit du prolongement du premier opus et non d’une nouvelle histoire.
En pleine forme, le très charismatique Apollo Creed (Carl Weathers) est de retour et quel retour ! Alors qu’il a battu Rocky de justesse la première fois, il souhaite l’affronter à nouveau. Devenu riche, Rocky a quant à lui décidé de décrocher avec la boxe afin de vivre une vie normale. Il épouse Adrian et un enfant est en route… Mais malgré tous ses efforts pour retrouver un travail, à part faire un peu de publicité sur son image, Rocky n’y parvient pas. Personne ne veut de lui et le grand boxeur ultra médiatisé se retrouve obligé de remettre les gants et d’affronter à nouveau un Apollo Creed fou de rage.Avec Rocky II, on monte bien plus en intensité et cela donne un résultat «explosif» ! Les combats et les scènes d’entraînements sont mythiques et la musique est toujours aussi superbe et aussi touchante.
Ce film traite principalement de la notoriété et du caractère éphémère qu’elle comporte. Mais aussi de la persévérance, de l’amitié et encore et toujours de l’amour. Mais en toile de fond, il y a bien sûr l’idée de revanche: celle d’Apollo Creed qui veut cette fois-ci remporter une victoire écrasante, et celle de Rocky qui souhaite quant à lui gagner le titre de champion du monde. Pour ce faire, son entraîneur Mickey va le prendre en main et le pousser au bout de ses performances. Mickey est très dur avec Rocky et certaines répliques sont souvent comiques ! Mais ses conseils vont porter leurs fruits car cette fois-ci Rocky va devenir champion du monde de boxe ! Le combat final est spectaculaire et la victoire de Rocky triomphale.
Rocky et son entraîneur Mickey.
Émouvant, ce puissant mélodrame a gardé toute son authenticité. On découvre plus en profondeur le caractère des personnages et on s’y attache davantage. Paulie est ici moins drôle mais on s’aperçoit qu’il joue un rôle indispensable car il fait ressortir la générosité et la patience de Rocky. Adrian pèse également beaucoup sur les choix de Rocky et leur amour est devenu plus mûr.
On se rappellera aussi de certaines scènes mythiques comme celle du fameux cri que pousse Rocky à la fin du match: «Adriiaaaannnnn !». Ou encore celle du jogging où Rocky est suivi par des dizaines d’enfants avant de gravir les marches du Musée des Arts de Philadelphie. Une scène mémorable ! Autant de souvenirs émouvants qu’on aime chez ce héros à la générosité et au cœur sans précédent.
Quelques souvenirs mythiques... Lorsque Rocky gagne le titre de champion du monde pour la première fois...Ca a pris un coup de vieux mais c'est toujours aussi émouvant !
Finalement dans Rocky II, Stallone est toujours aussi bon ! Il signe une prestation incroyable d’autant plus qu’il a écrit, joué et réalisé ce film tout seul en 1979. Une suite magistrale ! Un grand bravo à M. Stallone !
Rocky III
L’oeil du Tigre ou la détermination absolue
L’aventure Rocky continue sans s’essouffler ! Beaucoup plus musclé, Rocky III est davantage tourné vers l’action et se montre plus dynamique que les deux premiers volets. Volontairement caricatural, il offre un spectacle garanti, sans pour autant négliger les messages de fond qui ont façonné la légende Rocky.
Apollo a désormais accepté sa défaite et devient l’ami de Rocky. Mais deux évènements inattendus vont bouleverser le cours des choses. D’abord notre champion – venu de loin – a baissé sa garde et s’est «embourgeoisé» sans s’en rendre compte. Il ne va pas tarder à payer l’addition en perdant son titre de champion du monde contre Clubber Lang (Mr. T). Mais ce n’est pas tout, un drame beaucoup plus grave va surgir puisque le vieux Mickey, l’entraîneur de Rocky, va mourir après avoir été bousculé par Clubber... Une nouvelle poignante.
Rocky et son entraîneur Mickey.
Complètement bouleversé par ce qui vient d’arriver, Rocky perd le goût de vivre. C’est grâce au soutien de son ancien adversaire Apollo Creed qu’il va remonter la pente et retrouver sa dignité. Apollo devient pour l’occasion son entraîneur et va l’aider à retrouver «l’œil du tigre» afin d’écraser la brute Clubber Lang (Barracuda dans le série L'Agence tous risques).
Différents thèmes sont traités dans ce Rocky. Parmi eux, celui de la fraternité: l’amitié et la solidarité entre Apollo et Rocky en témoigne. Celui de la jalousie: Paulie qui se sent délaissé par Rocky devient jaloux. C’est très drôle ! Mais aussi celui de la mort d’un proche (Mickey), de la défaite, de la perte de confiance, etc. De plus, Rocky III pointe du doigt la manière dont le sport est vécu et représenté de nos jours par les sportifs: la célébrité, la grosse tête, la surmédiatisation… et il rappelle par la même occasion qu’il ne faut jamais oublier d’où l’on vient, qui l’on est et ce que l’on ne veut pas être.
Outre la morale que véhicule ce film, les matchs de boxe sont absolument splendides ! Ici Rocky a la rage de vaincre et son entraînement avec Apollo est tout simplement sublime ! Lors de son combat final contre Clubber, Rocky est déchaîné et ça nous fait vibrer !
Rocky Balboa conte Clubber Lang (Mr. T)
Associée aux images, la musique est absolument incroyable dans Rocky III ! La fanfare de Gonna Fly Now est encore plus dynamique que jadis. Mais on est surtout emporté par la nouvelle chanson explosive de Survivor: Eye of the Tiger ! Que de moments forts dans ce troisième opus !
Ecrit, joué et réalisé par Sylvester Stallone en 1982, Rocky III est un classique inlassable !
Rocky IV
USA vs. URSS, propagande ou remise en cause ?!
Selon moi, Rocky IV manque un peu de consistance par rapport aux autres Rocky. Il reprend quelques-uns des ingrédients à succès de Rocky III et les «exporte» pour obtenir un scénario dépaysant. Ainsi, il délaisse certaines dimensions fondatrices de Rocky et certaines scènes souffrent parfois de quelques longueurs (pas mal de clips musicaux, des flash-back trop fréquents, etc.). L’émotion est également moins présente… Mais attention, les scènes d’entraînements et les combats sont quant à eux toujours aussi splendides ! Rocky IV contient un punch carrément explosif !
Autant le dire tout de suite, le scénario de Rocky IV est clairement manichéen. Certains y verront peut-être un semblant de propagande mais l’image des méchants russes et des gentils américains est bien trop démesurée pour que ça soit plausible. Je pense donc que le message de Stallone est forcément ironique. Il atteste certes d’une vision patriotique américaine marquée mais il veut surtout nous montrer par ce biais la perception que ces derniers avaient des russes, à l’époque de la guerre froide. Les multiples clichés (neige omniprésente, voitures noirs, boxeur russe blond, uniformes, patrouilles de surveillances, etc.) du côté russe et l’avancée technologique du côté américain (voiture de sport, caméscope, robot domestique, etc.) font référence à l’ère reaganienne. Au fond, Stallone critique ces deux systèmes qui se valent. A la fin du film, il se porte même en moralisateur qui prône la paix entre les États-Unis et l’URSS ! On ne le connaissait pas comme ça notre Rocky mais pourquoi pas ! (Je me demande tout de même quel est l’avis des russes sur Rocky IV).
Apollo Creed (Carl Weathers) déguisé en George Washington !
Par ailleurs, le moteur de ce quatrième volet est principalement la vengeance. Apollo Creed – auquel on s’est attaché – est mort brusquement à la suite d’un combat contre le boxeur russe Ivan Drago (Dolph Lundgren). Sa mort est un véritable choc et la manière dont cela est arrivé nous glace le sang. Rocky va donc décider de venger son ami, mais le combat doit se passer en URSS…
Portrait d'Ivan Drago (Dolph Lundgren).
Ce quatrième volet est un peu à part dans la «Saga» Rocky. Volontairement caricatural et orienté vers l’action, ce film est beaucoup plus brutal et plus violent que les précédents. L’entraînement de Rocky en Union Soviétique est spectaculaire ! Rocky est déchaîné. Il a atteint son plus haut degré physique et il dispose d’une force titanesque ! Mais lors du combat final, les coups portés sont tellement puissants que ça devient parfois un peu trop irréaliste… On a également l’impression que le courageux Rocky se bat contre une machine invincible et il paraît tout petit devant les 1m97 de Drago ! Malgré tout, ce final surréaliste s’achève en apothéose et on ne peut que se réjouir du résultat !
Le russe Ivan Drago contre Rocky.
Parallèlement, Rocky IV traite du dopage dans le sport. Alors que Drago se dope pour augmenter sa masse musculaire et a recours à un tas d’appareils modernes de mise en forme, Rocky privilégie l’entraînement traditionnel et naturel.
La musique est quant à elle toujours d’aussi grande qualité dans Rocky IV. Survivor nous captive cette fois-ci avec Burning Heart et James Brown vient en personne faire le show en chantant Living In America !
Ecrit par Sylvester Stallone (et d’autres) et réalisé par Sylvester Stallone en 1985, ce film USA vs. URSS a marqué les esprits et a surtout explosé le box-office dans le monde entier.
Même s’il est plus commercial que les autre Rocky, le plaisir est toujours là et c’est quand même l’essentiel !
Rocky V
Rocky V est le plus controversé. Par rapport aux autres volets, ce fut un échec commercial… Lassitude du public ? Mauvaise interprétation ? Ou mauvais film ? Personnellement, je trouve qu’il va dans la continuité des autres Rocky et particulièrement des deux premiers. C’est même le retour aux sources, le retour aux vraies valeurs qui ont fondé Rocky et au mélodrame originel.
Rocky retourne à la case départ en perdant tous ses biens à cause de Paulie ! Il revient donc vivre dans sa banlieue populaire avec Adrian. Mais cette fois-ci, Rocky ne pourra pas remonter la pente car suite à des séquelles importantes, il est contraint de prendre sa retraite et d’oublier définitivement la boxe…
Rocky et son ami Paulie.
Ce cinquième volet de la série abonde de messages moraux. A travers les dégâts que provoque la boxe, il montre plus globalement qu’il ne faut jamais se surpasser car la destruction est malheureusement irréversible. De l’exemple de sa vie, il nous montre que nous vivons dans un système fragile où tout peut brusquement basculer du jour au lendemain. Il traite également des dérives du sport en dénonçant certains promoteurs qui ne voient dans le sport que du business…
Mais Rocky nous parle aussi de la confiance, du respect, de la réputation, de l’aveuglement et de la trahison. Il souligne le caractère éphémère d’une carrière dans la boxe et s’intéresse au devenir des sportifs (en général) après une carrière. L’illustration ne va pas tarder à suivre car Rocky va passer de l’autre côté du ring en devenant entraîneur au «Super Mick», son ancien club de boxe. C’est ainsi qu’il va rencontrer et former Tommy Gunn (Tommy Morrison) dont la carrière est prometteuse. Aveuglé par les capacités de son jeune poulain, il va tout lui apprendre en délaissant sa famille et surtout son fils (son vrai fils dans la vie). Mais l'appât du gain finit par atteindre le jeune champion qui renie Rocky et finit même par le provoquer en souhaitant l’affronter… Trahi, Rocky a été profondément déçu et cela va se terminer par un bon combat de rue qui remettra les choses à leur place !Rocky V est tout comme les deux premiers volets un film très humain et Rocky a un très grand cœur. Encore une fois, on fait le parallèle entre le personnage de Rocky et la vraie vie de l’acteur. D’une part, comme dans les précédents Rocky, dans la réalité Stallone s’est embourgeoisé et a pris la grosse tête lors de sa carrière. Heureusement, il en a pris conscience et il nous fait part de cette expérience à travers les Rocky. D’autre part, Stallone a par exemple été mal considéré par son père pendant sa jeunesse et à travers ce film, il montre l’importance de la paternité dans la vie d’un jeune adolescent.
Rocky V est par ailleurs vraiment très émouvant. A l’occasion de flash-back, il rend largement hommage à son ancien entraîneur Mickey. La scène où Mickey offre son collier de Rocky Marciano à Rocky nous fend le cœur !
Enfin, la B.O sur fond de rap américain n’est pas à la hauteur des autres Rocky mais elle reste tout de même de qualité et colle à l’ère du temps (les années 1990).
Ecrit par Sylvester Stallone et réalisé par John G. Avildsen en 1990, Rocky V aurait pu être une assez belle fin de l’aventure Rocky, notamment avec les photos de tous les Rocky qui défilent pendant le générique de fin… Mais Stallone en a décidé autrement en faisant Rocky Balboa pour ainsi clore différemment la «Saga» Rocky. Rocky V reste néanmoins un film important pour la compréhension de Rocky Balboa et avant tout un très beau film.
Rocky VI
Le grand et l’ultime retour de Rocky Balboa !
Milo Ventimiglia (le fils de Rocky), Sylvester Stallone (Rocky) et Burt Young (Paulie) dans Rocky Balboa.
Avant de voir Rocky Balboa, je conseille vivement de revoir les cinq premiers Rocky dans l’ordre pour se remettre dans le bain. Même si je me souvenais plus ou moins des personnages et des scènes de combat, je serais passé à côté du message essentiel que véhicule Rocky si je n'avais pas tout revu…«La cloche n’a pas encore sonné» a dit un jour Mickey, l’ancien entraîneur de Rocky. Et effectivement, on n’a pas entendu de cloche dans Rocky V ! Alors la plus célèbre des fausses pattes a décidé de revenir une dernière fois pour clore la série des Rocky ! 17 ans après !
Mais pourquoi ce sixième épisode ?! Après le très discutable Rocky V que même Sylvester Stallone regrette un peu, Stallone a dit qu’il voulait offrir à Rocky une fin meilleure que celle du cinq. C’était la chose qu’il voulait rectifier dans sa carrière afin que tout le monde soit vraiment fier de la fin de cette longue aventure.
Le vieux Rocky Balboa qui donne des conseils à son fils sur la vie...
Dans Rocky Balboa, Stallone a privé Rocky de ce qu’il avait de plus cher au monde… Dès le début du film, on apprend qu’Adrian est morte ! De plus, son fils vit sa vie et délaisse Rocky qui se retrouve tout seul… Mais alors qu’une chaîne de télévision diffuse un combat virtuel qui oppose Rocky à l’actuel champion du monde de boxe Mason Dixon (Antonio Tarver), Rocky décide de remettre les gants pour un combat d’exhibition. Mais au fond, le combat virtuel n’est qu’un prétexte car la passion qui l’anime est toujours présente puisque l’instinct d’un boxeur ne meurt jamais !
Rocky Balboa est un film très nostalgique. Il nous transmet la passion, l'amour du sport, l'amour de Rocky pour Adrian, etc. C’est un film où l'émotion gagne tous les cœurs.
A travers des flash-back, Rocky Balboa rend hommage à la «Saga Rocky», mais aussi à la boxe et à Sylvester Stallone car il est véritablement Rocky ! A 60 ans, l’acteur nous offre une prestation incroyable dans Rocky Balboa. Il joue son âge, sans tricher et son personnage est simple, sincère et toujours très humble. D'ailleurs, c’est ce qu’on a toujours aimé chez lui et c’est ce qui nous émeut autant !Entraînement de Stallone dans Rocky Balboa !
A 60 ans, on sent que l'oeil du tigre est toujours là !
Outre le fait que 30 ans séparent Rocky Balboa du premier opus, ce dernier est également assez différent des autres Rocky. Il s'est voulu moderne et il colle bien à l'air du temps. Certains effets spéciaux pendant le combat final font d’ailleurs penser à ceux du film Sin City. Stallone a toujours autant de savoir-faire pour rendre les entraînements mythiques ! La B.O. qui, à deux exceptions près, reprend les meilleures musiques de tous les Rocky est évidemment magistrale !
On regrette toutefois le fait que Burgess Meredith (alias: Mickey, l'ancien entraîneur de Rocky), mort en 1997, n’ait pas connu ce dernier Rocky Balboa. Un boxeur pour qui la ville de Philadelphie vient réellement d’ériger une statue en son honneur ! Qui a dit que la fiction ne rattrapait pas la réalité ?!
La statue de Rocky à Philadelphie.
Ecrit, produit (producteur exécutif) et réalisé par Sylvester Stallone en 2006, Rocky Balboa est le fruit de huit années de négociations avec des producteurs et d’un acharnement à la Rocky ! Mais le résultat est à la hauteur des espérances et Stallone s’offre à lui et à Rocky une retraite bien méritée, que beaucoup de fans attendaient !
Ryad KOUACI