Chronique de... Jean-Baptiste datant du 15 Février 2006:
Jean-Baptiste
Présentation de Jean-Baptiste par Ryad:
Toulousain, Jean-Baptiste (J.B pour les intimes !), vient de fêter son 23ème anniversaire. Cette année, il fait une maîtrise de Science Politique à l’Arsenal à Toulouse et compte passer des concours de journalisme. C’est en deuxième année et surtout en Licence à la fac du Mirail que j’ai fait la connaissance de ce jeune homme.
Côté caractère, J.B est quelqu’un de gentil, de sérieux et de discret, mais qui malgré les apparences, bouillonne intérieurement ! Il faut dire qu’il a tout le temps des choses à faire et a souvent le Speed ! Ce qui tend à devenir une manière d’être, un état d’esprit...Côté hobbies, J.B aime beaucoup le sport et donne des cours de tennis à l’année. C’est également un adepte de la fête et des anniversaires ! Grâce au téléchargement, il s’est découvert une passion pour les films japonais, et son côté pédagogue de «professeur de tennis» prend forme aujourd’hui pour nous faire partager dans une critique le film Zatoichi.
Zatoichi
Réalisateur: Takeshi Kitano
Interprètes: Takeshi Kitano (Zatoichi), Tadanobu Asano (Hattori), Michiyo Ogusu (Tante Oume), Yui Natsukawa (l'épouse de Hattori), Guadalcanal Taka (Shinkichi)...
Date de sortie: 5 novembre 2003
Genre: Aventure, Action
Durée: 1h56
Nationalité: Japon
Repris d’une série télé à succès éponyme, Zatoichi est le seul film à l’heure actuelle de samouraïs à proprement parler de Takeshi Kitano.
Le décor de ce chambara nous replonge dans le Japon du XIX ème siècle en la personne d’un masseur itinérant passé maître dans les arts martiaux, aveugle de surcroît.
La route de Zatoichi croise celle de Ginzo redoutable chef de gang qui sème la terreur dans cette région. Ce dernier engage un valeureux Yojimbo – garde du corps – pour le protéger dans sa quête de contrôler seul la région. Au cours de son voyage, Zatoichi fait la connaissance de deux geishas qui sont à la recherche des meurtriers de leur famille.Récompensé par un Lion d'Argent du meilleur réalisateur au festival de Venise, Kitano montre aux plus septiques, sa faculté de nous replonger dans les films cultes japonais du début du siècle, et de manier avec émotion et puissance ses personnages.
Une première scène devenue culte nous renseigne sur la force du film: pour ceux qui avaient encore des doutes sur Kitano, les voilà probablement comblés avec un film magnifique proche de la perfection lorsqu’on arrive à ce point à rendre compte d’une réalité de l’époque avec une note comique, toujours juste, sonnant aux diapasons avec la fameuse canne sabre du masseur. Certains vont sans doute regretter le surplus de scènes de combats, et d’autres vont dénigrer la lenteur de certains passages... Mais quoi qu’il en soit, Zatoichi reste l’un des chef-d’œuvres de Kitano. Mêlant à la fois du sang et du rire, Kitano se joue de ses armes qui sont bien plus encore aujourd’hui entremêlées dans les réalisations japonaises, tout en plaçant comme à son habitude des références symboliques fortes comme le tabou de l’homosexualité ou encore le suicide, sujets forts dans le Japon contemporain.Avec une bande originale réalisée par Keiichi Suzuki, ce petit chef-d’œuvre ravira les amateurs de samouraïs ainsi que les adeptes de Kitano dans un rôle qui lui sied à merveille. Qui d’autre que lui aurait pu jouer un personnage aussi complet et avec un tel charisme.
Jean-Baptiste