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Accès direct aux Films:

Babel

Bandidas

Bienvenue chez les Ch'tis

Le Bonheur d’Emma

Borat

Broken Flowers

Les Bronzés 3, Amis pour la vie

 

Babel
Babel


Réalisateur: Alejandro González Inárritu
Interprètes: Brad Pitt (Richard), Cate Blanchett (Susan), Rinko Kinkuchi (Chieko), Adriana Barraza (Amelia), Gael Garcia Bernal (Santiago)...
Date de sortie: 15 novembre 2006
Genre: Drame
Durée: 2h15
Nationalité: États-Unis

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Critique mise en ligne en déc. 2006

 

Trois histoires pour trois univers différents: une adolescente sourde et muette dans l'ultra-moderne et dynamique société japonaise; une américaine touchée par balle dans le désert marocain; une nourrice et deux enfants à la frontière américano-mexicaine. A l'instar des deux premiers films d'Alejandro González Inárritu, les trois récits vont se rencontrer. Mais dans Babel, l'imbrication des trois intrigues n'est pas parfaite: le périple de la jeune et frustrée japonaise est assez éloigné des deux autres histoires. Par ailleurs, le voyage de la nourrice mexicaine et des deux enfants américains est la partie qui m'a le moins intéressé, celle qui m'a paru la moins pourvue de sens. Tout du moins comparée aux deux autres, dans lesquelles de très nombreux messages sont transmis. Les trois œuvres du cinéaste mexicain, très proches de par la structure du scénario et le style de mise en scène, mettent en évidence son pessimisme sur la nature humaine. Par exemple, ici, la jeunesse occidentale se drogue, les autorités américaines sont en décalage avec les mexicains vivant sur leur sol, le bus d'occidentaux dans le désert est égoïste et sans compassion. Et bien entendu, la violence et l'injustice sont omniprésentes.

Babel dépeint une planète mondialisée où les politiques et les mentalités des pays s'entrechoquent. Une humanité cependant diverse, issue, si l'on s'en réfère à la religion, de l'idée de la tour de Babel selon laquelle Dieu créa différentes langues pour les hommes après que ceux ci aient voulu construire une tour géante pour atteindre le ciel. Et comme souvent dans ce monde globalisé, les personnages de Babel financièrement aisés s'en sortent bien et les plus pauvres finissent mal.

Moins violent qu'Amours Chiennes, moins sombre que 21 grammes, Babel n'en reste pas moins un film poignant, où les sensations sont différentes et extrêmes. Par dessus tout, la grande qualité d'Innaritu est pour moi sa capacité à nous rendre les personnages très proches. D'autant plus que ces personnages attachants pour le spectateur prennent conscience au fur et à mesure que le temps passe de leur attachement pour leurs proches.

Alexis

 

 

Bandidas


Réalisateur: Joachim Roenning, Espen Sandberg
Interprètes: Salma Hayek (Sara), Penélope Cruz (Maria), Steve Zahn (Quentin Cooke), Dwight Yoakam (Tyler Jackson)...
Date de sortie: 18 janvier 2006
Genre: Western
Durée: 1h35
Nationalité: France

Critique mise en ligne en jan. 2006

Un Zorro au féminin

 

Deux mexicaines d’origine sociale très différente, Sara, riche fille de banquier et Maria, pauvre fille de fermier, vont s’unir pour défendre une cause commune: lutter contre un représentant de la «New York Bank and Trust», Tyler Jackson et sa bande de brigands, qui tentent en 1880 de s’emparer illégalement des terres des mexicains pour faire passer le chemin de fer…

Produit et scénarisé par Luc Besson, d’après son idée originale (dit-on) – pas si originale à mon goût… ça rappelle vraiment l’ambiance Zorro, version féminine – surtout le numéro 2: La Légende de Zorro, sorti récemment.
C’est drôle, par les temps qui courent, comme certains concepts à succès sont repris maintes fois par des réalisateurs sans imagination. Ici, ce qui est à la mode, c’est les filles qui se battent, mais pas n’importe quelles filles s’il vous plait ! Avec notamment le cheval qui les aide, exactement comme dans La Légende de Zorro !
Pourtant le scénario en lui même n’est pas si mal ficelé, mais on sent que l’histoire est un «patchwork» de films déjà vus. On nous parle à un moment de légende, mais laquelle, j’ai envie de dire ? Il n’y a pas de légende propre concernant cette histoire en tout cas. En somme, tous les ingrédients d'un film commercial sont là !
Donc un film bof, très léger, avec beaucoup d’effets spéciaux inutiles et inadaptés à l’ambiance mexicaine… Un film qui n’apporte pas grand chose, si on a pour définition qu’un film doit nous apporter quelque chose. On se distrait un peu, sans plus. Bien qu’il y ait de beaux paysages à voir tout de même, le tournage ayant principalement eu lieu dans l'Etat de Durango au Mexique, connu pour avoir accueilli les westerns de John Wayne, de Kirk Douglas ou encore de Burt Lancaster.
Finalement, on y va pour voir le duo Penélope Cruz et Salma Hayek, qui sont, il n'y a pas à dire, charmantes. D’autant que leur beauté latino-américaine et leurs poitrines avantageuses sont plus que mises en avant ! Malgré ces apétissants atouts, on s’ennuie, il n’y a presque pas de suspense, très peu d’humour – et encore ça reste léger – ce qui donne envie de partir dès que le générique pointe son nez !

Ryad

 

 

Bienvenue chez les Ch'tis
Bienvenue chez les Ch'tis


Réalisateur: Dany Boon
Interprètes : Kad Merad (Philippe Abrams), Dany Boon (Antoine Bailleul), Zoé Félix (Julie Abrams), Philippe Duquesne (Fabrice Canoli), Guy Lecluyse (Yann Vandernoout)...
Date de sortie: 27 février 2008
Genre: Comédie
Durée: 1h46
Nationalité: France

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Critique mise en ligne en mars 2008

 

Philippe Abrams, directeur de la Poste de Salon-de-Provence, est muté dans la petite ville de Bergues, dans le Nord-Pas de Calais, région qui abrite les « che-te-mis », où les accents sont à couper au couteau et dans laquelle la vie est « dure, dure, dure »…

Loin d’être épargnée par les problèmes sociaux et souffrant d’une trop fréquente triste météo, la région Nord-Pas de Calais, dont je suis originaire, avait bien besoin d’une aussi excellente publicité que celle offerte par Bienvenue chez les ch’tis. Pour montrer à toute la France le style de vie et les grandes qualités de sa région, en premier lieu son côté chaleureux, Dany Boon explose les idées reçues, en amenant ses personnages dans des situations parfois volontairement caricaturales. Et oui, din l’Nord, on parle po touch com’ cha, et les gens du Sud n’ont pas tous autant de préjugés que les personnages du film, même si au dessus d’Orléans, voire même de Montauban, c’est le Pôle Nord pour certains… Et ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que l’humoriste prend soin de ne pas enclaver ses personnages et notamment le sien, le postier Antoine Bailleul, dans une bêtise qui aurait pu faire penser au - certes attachant - François Pignon du Dîner de cons mais qui aurait été contre-productif dans l’image qu’il souhaitait donner des habitants nordistes.

Preuve qu’il ne s’adresse pas qu’aux gens du Nord, les records de fréquentation se succèdent pour ce joyeux film dont la sortie dans le Pas de Calais a précédé d’une semaine la sortie nationale. La première partie du film est hilarante, spécialement la scène jouée par Michel Galabru, à mon avis déjà culte. Les acteurs sont excellents, mis à part peut être Line Renaud qui, bien qu'originaire du Nord, ne m’a pas paru très à l’aise dans la pratique de la langue ch’ti.

Cette comédie populaire, dynamique et très bien écrite, aux gags nombreux et à la bonne humeur permanente, fait un bien fou au moral et garantit une bonne dose de rires, même largement après la fin du film lorsque entre amis on se remémore les bonnes scènes ou les bonnes répliques. Foncez le voir ! Hein Biloute ?!

Alexis

 

 

Le Bonheur d’Emma
Le Bonheur d’Emma

Titre original: Emmas Glück
Réalisateur: Sven Taddicken
Interprètes: Jördis Triebel (Emma), Jürgen Vogel (Max), Hinnerk Schönemann (Hans), Karin Neuhäuser (Lene), Arved Birnaum (Karl)...
Date de sortie: 13 juin 2007
Genre: Comédie dramatique
Durée: 1h34
Nationalité: Allemagne

Critique mise en ligne en juillet 2007

 

Emma est agricultrice. Dans sa ferme, Emma vit seule, avec ses cochons. Emma aime la nature et nous la fait aimer. Emma est belle, tout du moins lorsqu’elle prend le temps de se rendre attirante. Emma est en manque d’amour. Emma est endettée et risque de perdre sa ferme. Max travaille chez un concessionnaire automobile. Il apprend qu’il a un cancer du pancréas. Il décide de fuir vers le Mexique. Mais un accident de voiture va lui permettre de rencontrer Emma. De cette rencontre inattendue va naître une surprenante et superbe relation amoureuse.

Max est un cadeau inespéré pour Emma, impliquant la fin de ses dettes et surtout de ce qui lui manquait tellement : un amour passionné. Et réciproquement. Dans ses rêves les plus fous, Max n’espérait sûrement pas, après avoir appris la terrible nouvelle, finir sa vie de si belle manière. Max et Emma, c’est une tragique mais magnifique histoire d'amour. Presque trop belle pour être vraie !

L’accompagnement d’une personne en fin de vie par un amour sincère est un beau thème. Il s'agit cependant d'un sujet difficile à traiter de manière drôle et poétique. Le réalisateur Sven Taddicken y est parvenu de manière remarquable. Dans le rôle d'Emma, la jeune Jördis Triebel est superbe. Elle tient le rôle principal pour son premier film et est une grande révélation !

Ce film allemand, tiré d'un roman de Claudia Schreiber "Les amis d'Emma" est parfois drôle, souvent émouvant, toujours attachant. Le Bonheur d'Emma est un film agréable, touchant, humain !

Alexis

 

 

Borat
Borat


Réalisateur: Larry Charles
Interprètes: Sacha Baron Cohen (Borat), Ken Davitian (Azamat Bagatov), Pamela Anderson (elle-même)...
Date de sortie: 15 novembre 2006
Genre: Comédie
Durée: 1h30
Nationalité: États-Unis

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Critique mise en ligne en nov. 2006

Pour ce film américain, qui a bénéficié d’une forte médiatisation, du fait du petit incident diplomatique qu’il a créé entre les Etats-Unis et le Kazakhstan, le comédien britannique Sacha Baron Cohen joue le rôle-titre de Borat. Ce dernier est un kazakh macho, homophobe et antisémite (Baron Cohen est juif: petite précision importante car c’est la preuve d’une forte présence de second degré), qui s’en va, avec son producteur Azamat Bagatov, tourner un film aux Etats-Unis. Borat ignore la culture américaine et va s’apercevoir que celle-ci est assez différente de sa culture natale. Lorsqu’il voit à la télévision un épisode d’«Alerte à Malibu», sa nouvelle obsession est de rencontrer Pamela Anderson ! A travers le regard «innocent» de ce kazakh sur les Etats-Unis, c’est une caricature des valeurs américaines et des préjugés de certains américains sur les homosexuels, les arabes et les juifs qui est effectuée. Ces préjugés n’apparaissent finalement pas toujours très loin des convictions primaires de Borat.

Sacha Baron Cohen a créé avec Borat, un personnage désopilant, auquel il offre un accent kazakh unique ! Les dix premières minutes de ce road-movie déjanté, où Borat présente son pays avant d’aller aux Etats-Unis, sont hilarantes. Il s’agit ensuite d’une succession de sketches inégaux dans l’humour (par exemple, la séquence de la bataille nue ne m’a pas fait franchement rire). Il s’agit donc de sketches mais aussi de caméras cachées: il est d’ailleurs souvent difficile de percer le vrai du faux. De plus, ce film peut, dans certaines scènes, faire penser à Jackass - le film et Les 11 commandements, dans le sens où Baron Cohen amène son personnage dans des situations extrêmes, comme dans la scène avec Pamela Anderson. L’appréciation de ce film dépend du degré de tolérance à ce genre d’humour très gras. Ce n’est pas toujours très fin, parfois scatologique et le thème du sexe est omniprésent. Ce qui est certain, c’est que Borat n’est pas le genre de film à aller voir en couple !

Alexis

 

 

Broken Flowers


Réalisateur: Jim Jarmusch
Interprètes: Bill Murray (Don), Jeffrey Wright (Winston), Sharon Stone (Laura), Frances Conroy (Dora), Jessica Lange (Carmen), Tilda Swinton (Penny), Julie Delpy (Sherry)...
Date de sortie: 7 septembre 2005
Genre: Comédie
Durée: 1h46
Nationalité: États-Unis

Critique mise en ligne en déc. 2005


La qualité de Broken Flowers tient avant tout à la performance de Bill Murray dans le personnage de Don Johnston, séducteur quinquagénaire fatigué. Don vient de recevoir une lettre lui annonçant qu’il est le père d’un garçon de dix neuf ans. Il reste impassible mais poussé par l’atypique Winston, il va se mettre à sa recherche, revoyant ainsi ses conquêtes d’il y a vingt ans.
Bill Murray est d’une économie rare mais efficace. Un simple battement de paupières et l’émotion est transmise. Il est fidèle à lui même ; comme dans La vie aquatique ou dans Lost in translation, il en fait le minimum et ça fonctionne parfaitement !
Chaque visite à une ex maîtresse est accompagnée d’un bouquet de fleurs différent, ce qui constitue une succession de petits films.
De plus, Jim Jarmush, comme à son habitude, a choisi une riche bande son qui correspond parfaitement à l’ambiance du film.
Très beau, très drôle, notamment grâce au personnage de Winston et parfois assez émouvant.

Alexis

 

 

Les Bronzés 3, Amis pour la vie
Les Bronzés 3, Amis pour la vie


Réalisateur: Patrice Leconte
Interprètes: Thierry Lhermitte (Popeye), Gérard Jugnot (Bernard Morin), Josiane Balasko (Nathalie Morin), Michel Blanc (Jean-Claude Dusse), Christian Clavier (Jérôme), Marie-Anne Chazel (Gigi)…
Date de sortie: 1er février 2006
Genre: Comédie
Durée: 1h 37
Nationalité: France

Critique mise en ligne en avril 2006

Un succès malgré lui

 

Après Les Bronzés (1978) et Les Bronzés font du ski (1979), films «cultes» et «incontournables» du cinéma français, Les Bronzés 3, Amis pour la vie est la suite des aventures de nos vacanciers, à ceci près que le troisième opus sort 27 ans plus tard !

Incontestablement, on ne peut nier que les deux précédents succès ont fait «bonne» publicité aux Bronzés 3. Dommage que le résultat ne soit pas à la hauteur de nos espérances.

Ces vacanciers, qui se sont connus au Club Med en Côte d’Ivoire en 1978, et revus l'année suivante dans une station de ski à Val d’Isère, n’ont cessé de se revoir depuis pendant leurs vacances. C’est ainsi qu’ils se retrouvent aujourd'hui en Italie au «Prunus Resort», un hôtel de luxe au bord de mer dont ils sont de minimes «actionnaires».

Film à grand budget et à visée purement commerciale, Les Bronzés 3, Amis pour la vie est né de l’abandon du projet Astérix en Hispanie. Forcément ça se ressent dans l’ambiance ! Malgré un décor propice, et des acteurs ordinairement talentueux, à mon goût, ce film est un fiasco. Conscient de décevoir les «fans» – si tenté existent-ils pour le défendre – s’accrochant au mythe lointain de ce que furent Les Bronzés, cette comédie moderne n’est ni drôle, ni originale, ni même distractive.
Notons tout de même dans un élan privé d’originalité, la petite histoire de «l’animal» menaçant nos vacanciers: une sorte de «patte de tigre» qui surgit du plafond des chambres, griffant ainsi nos amis… Une idée pitoyable, inappropriée, et surtout pas drôle, qui enfonce ce film au scénario déjà léger et ennuyeux dans un ridicule déplorable.

On s’étonne que ce film – alors que sa critique était mauvaise – soit encore dans certaines salles pour la dixième semaine consécutive, avec , s’il vous plait, plus de 10 millions d’entrées à ce jour ! Ca s’appelle la force du marketing, ou encore comment profiter des précédents succès pour "pondre" une suite en se reposant sur ses lauriers !

Allez, il y a bien un point positif dans Les Bronzés 3, Amis pour la vie… c’est sa musique ! Dont un refrain qu’on est prêts à entendre après chaque couillonnade ! Pour ainsi finir en beauté en quittant l'Italie à coeur joie avec «Baila Morena» de Zucchero !

Ryad

 


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